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Les décisions du sélectionneur allemand montrées du doigt

Joachim Löw est critiqué pour avoir favorisé la défensive face à l’Italie, samedi

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Photo AFP En privilégiant la défensive face à l’Italie, samedi, Joachim Löw s’est attiré de nombreuses critiques provenant de son pays.

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Le sélectionneur allemand Joachim Löw fait l'objet de critiques dans son pays après avoir privilégié la défense au détriment de l'attaque samedi soir lors de la victoire à l'arraché de son équipe contre l'Italie.

La controverse est notamment alimentée par de vieilles gloires en Allemagne.

En particulier, l'ancien international Mehmet Scholl, commentateur vedette de la chaîne publique ARD, s'en est pris directement à Löw et à son équipe d’entraîneurs au coup de sifflet final devant des millions d'Allemands rivés à leur écran.

«Pourquoi vouloir adapter une équipe, qui jusqu'ici a montré qu'elle fonctionnait en disant qu'il faut l'adapter à l'adversaire?», s'est emporté Mehmet Scholl, passablement énervé.

En cause: la décision du sélectionneur d'abandonner la tactique plutôt offensive qui lui avait réussi jusque-là, en renonçant à l'ailier Julian Draxler, meilleur joueur du huitième de finale contre la Slovaquie, au profit d'une défense à peu ou prou cinq joueurs, avec trois défenseurs centraux pour priver l'Italie de ballons dans l'axe.

«Reste couché»

Mehmet Scholl a rappelé que l'équipe d'Allemagne depuis une dizaine d'années avait toujours perdu lorsqu'elle a changé de tactique en cours de tournoi et en revanche gagné lorsqu'elle s'en est tenue à sa ligne.

Il s'en est nommément pris à l'un des adjoints de Löw, Urs Siegenthaler, chargé d'analyser le jeu des adversaires de la Mannschaft, à qui il a demandé dorénavant de «rester couché au lit le matin et ne pas arriver avec ses idées pendant l'entraînement».

D'autres ex-internationaux ont exprimé leur étonnement à l'égard des choix tactiques.

«Je ne comprends jusqu'à maintenant toujours pas pourquoi on a changé de système. L'Allemagne s'est trop orientée en fonction de l'Italie et a trop modifié un système qui avait auparavant du succès», a dit Mike Hanke.

Moins défensif

L'ancien meneur de jeu Michael Ballack a lui jugé que le match n'avait «pas été beau à regarder» et s'était «réduit à de la tactique».

Il a exprimé l'espoir de voir Löw revenir à un système moins défensif en demi-finale. L’Allemagne fera alors face à la France, jeudi.