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Sergachev découvre Montréal

«C’est une ville de hockey, tout le monde parle du Canadien et de gagner la coupe Stanley» - Mikhail Sergachev

SPO-CAMP PERFECTIONNEMENT CANADIEN
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI Mikhail Sergachev.

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BROSSARD | Mikhail Sergachev n’a pas juste le physique et les attributs pour devenir un bon défenseur dans la LNH. Le Russe de 18 ans a une personnalité tout aussi fascinante.

Il y a quelques mois seulement, Sergachev débarquait à Windsor sans pratiquement dire un seul mot d’anglais. À peine huit mois plus tard, soit au premier jour du camp de développement des recrues du Canadien, c’était le jour et la nuit.

Le choix de premier tour (9e au total) du CH au dernier repêchage à Buffalo a montré qu’il était un étudiant sérieux.

«Lors des entrevues à Buffalo après les examens physiques (combine), j’ai surpris quelques équipes avec mon anglais, a affirmé Sergachev avec le sourire. Il y a des DG ou des recruteurs qui ne s’attendaient pas à d’aussi longues réponses de ma part. Je n’ai pas fini de m’améliorer. Je poursuivrai mes leçons avec mon professeur d’anglais à Windsor et je voudrais apprendre le français. Je connais déjà quelques mots.»

«Je pense maintenant en anglais. Je n’ai plus à faire la traduction du russe vers l’anglais dans ma tête, a-t-il continué. J’ai appris l’anglais rapidement. Je découvrais de nouveaux mots tous les jours. Mais au départ, je ne réussissais pas à faire des phrases. Je me fâchais puisque je voulais parler sauf que je n’y arrivais pas. J’essayais de raconter des histoires à mes coéquipiers, mais ils ne pouvaient pas me comprendre. Après deux mois, j’avais des conversations.»

Pas un amoureux du football

Sergachev avait les yeux scintillants quand il a parlé de sa future ville dans la LNH, Montréal.

«C’est vraiment gros, a répliqué le défenseur natif de Nizhnekamsk, une ville située à 1000 kilomètres à l’Est de Moscou. Je trouve les gens vraiment sympathiques et souriants. Je suis heureux d’être ici.»

«C’est une ville de hockey, tout le monde parle du Canadien et de gagner la coupe Stanley, a-t-il enchaîné. C’est spécial.»

Le colosse défenseur de 6 pi 2 po et 221 lb n’est toutefois pas tombé en amour avec le football des Alouettes. Il était dans les gradins du Stade Percival-Molson, jeudi, lors de la défaite de 28 à 13 contre le Rouge et Noir d’Ottawa.

«Je n’aime pas le football même si c’était amusant comme activité, a-t-il répliqué. C’est un sport physique sauf que je vois moins ce qui est intéressant.»

Montréal ou Windsor

À 18 ans seulement, Sergachev devra connaître un camp exceptionnel afin de faire le saut dès l’autonome avec le CH. Si certains recruteurs disent qu’il a la maturité sur le plan physique pour y parvenir, le Russe profiterait d’une autre saison avec les Spitfires de Windsor surtout qu’ils accueilleront la Coupe Memorial au mois de mai 2017.

«Évidemment, je rêverai de faire mes débuts dans la LNH dès le prochain camp, a-t-il affirmé. Je veux jouer dans cette ligue le plus rapidement possible. J’ai hâte d’affronter les meilleurs joueurs au monde.»

«Mais, si le Canadien décide de me renvoyer avec les Spitfires, ce ne serait pas la fin du monde. J’aimerais mêler les cartes au camp du CH. Je sais que je suis encore très jeune. Je voudrais aider les Spitfires à gagner la Coupe Memorial. Dans les deux cas, je me retrouverai dans un bon scénario que ce soit à Montréal ou Windsor.»

Rocky Thompson, l’entraîneur en chef des Spitfires, est possiblement biaisé, mais il considère que son jeune défenseur gagnerait plus sur le plan du développement avec une autre saison à Windsor.

«Il peut penser de cette façon, c’est correct, a-t-il dit avec le sourire. Il croit aussi qu’il est un meilleur joueur de ping-pong que moi, mais ce n’est pas le cas. Tu peux lui dire. Je comprends qu’il espère me revoir avec lui. Je sais aussi que je dois encore travailler sur plusieurs aspects de mon jeu.»

La bête Radulov

Sergachev n’a jamais joué avec Alexander Radulov, mais il le connaît bien de réputation la récente acquisition de Marc Bergevin.

«C’est une très grosse histoire en Russie, c’était le meilleur joueur en KHL et l’un des meilleurs au monde à mon avis. Il travaille très fort, je l’ai vu aller notamment à l’entraînement avec l’équipe. Il était une bête.»

√ Sergachev a paraphé, vendredi, son premier contrat professionnel avec le CH.