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L'enquête sur les courriels de Clinton en 5 conclusions

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Washington | Voici les cinq principales conclusions de l’enquête de la police fédérale américaine, le FBI, sur les courriels d’Hillary Clinton, qui a utilisé plusieurs serveurs et une messagerie privés lorsqu’elle pilotait la diplomatie américaine.

File photo of U.S. Secretary of State Clinton checking her mobile phone before a conference at the Foreign & Commonwealth Office in London
REUTERS

 

1 - PAS DE POURSUITES

Le FBI recommande de ne pas poursuivre Hillary Clinton pour ces faits.

«Nous estimons qu’aucune poursuite ne s’impose dans cette affaire», a déclaré le directeur du FBI, James Comey. Les procureurs sont ensuite théoriquement libres de suivre ou pas cet avis, mais la ministre de la Justice Loretta Lynch a prévenu qu’elle se rangerait derrière les recommandations des responsables de l’enquête.  

Le patron du FBI tempère toutefois sa décision par les mots suivants: «Nous ne suggérons pas que toute personne qui agirait de même devrait s’en tirer sans conséquences. Au contraire, ces personnes sont souvent l’objet de sanctions administratives».

Thousands of Clinton emails released, scores retroactively class
AFP

2 - INFORMATIONS SECRÈTES

Des courriels d’Hillary Clinton contenaient des informations classées «top secret». «Nous avons [...] trouvé des informations logiquement classées secrètes par la communauté américaine du renseignement au moment où elles étaient échangées par courriel».

«Aucun de ces courriels n’aurait dû se trouver sur un système qui n’est pas classé secret. Mais leur présence est particulièrement préoccupante parce que tous ces courriels étaient hébergés sur des serveurs personnels non classés secrets, qui n’étaient pas non plus en permanence protégés par des agents de sécurité».

«Toute personne sensée occupant la fonction de Mme Clinton [...] aurait dû savoir» qu’un serveur non protégé ne pouvait accueillir des informations classées secret défense.

Parmi les quelque 30 000 courriels que Mme Clinton a remis au département d’État, le FBI en a trouvé 110 qui «contenaient des informations classées» secrètes à l’époque. Le FBI a aussi retrouvé «plusieurs milliers» d’autres courriels, qui avaient été «effacés» ou qui se trouvaient dans d’autres archives, dont trois contenaient des informations classées secrètes.

Le FBI affirme cependant n’avoir «pas trouvé de preuve que ces courriels supplémentaires aient été effacés intentionnellement en vue de les dissimuler».

From the Files: Politician Selfies
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3- NÉGLIGENCE EXTRÊME

Hillary Clinton n’a pas eu l’intention de violer la loi mais a fait preuve d’une «négligence extrême».

«Même si nous n’avons pas trouvé de preuve claire que la ministre Clinton ou ses collaborateurs avaient l’intention de violer la loi sur les informations classées secrètes, les éléments montrent qu’ils ont fait preuve d’une négligence extrême».

Hillary Clinton
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4 - PIRATAGE POSSIBLE

Des «personnes mal intentionnées» comme des espions étrangers ont pu avoir accès aux courriels de Hillary Clinton.

«Il est possible que des personnes mal intentionnées aient eu accès au compte personnel de messagerie de la secrétaire Clinton».

«Nous n’avons pas trouvé de preuve directe que le serveur personnel [hébergeant] des courriels de la secrétaire Clinton dans ses diverses configurations depuis 2009 ait été piraté».

«Mais nous estimons que des personnes mal intentionnées ont eu accès à des comptes privés de courriels de personnes avec lesquelles la secrétaire Clinton était en contact régulier depuis son compte personnel».

«Nous estimons que l’utilisation par la secrétaire Clinton d’un serveur personnel [hébergeant) des courriels était connue par beaucoup de gens» et que Mme Clinton utilisait ce serveur à l’étranger, dans des «territoires d’adversaires experts» en piratage.

From the Files Package 'Hillary Clinton Announces Presidential Bid'
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5 - AUX MAINS DE LA JUSTICE

«Le rapport d’enquête sur les courriels d’Hillary Clinton a été transmis au ministère de la Justice. Après un énorme travail au cours de l’année écoulée, le FBI termine son enquête et transmet le dossier au ministère de la Justice en vue d’une décision de poursuivre [ou non]» l’ancienne secrétaire d’État.

«Je n’ai pas coordonné cette déclaration ou revu celle-ci d’une quelconque manière avec le département de la Justice ou d’autres membres du gouvernement. Ils ne savent pas ce que je vais dire», a souligné M. Comey.