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Départ contre vents et marées

Les 24 navires ont pris le large dans des conditions houleuses, dimanche

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La neuvième édition de la Transat Québec Saint-Malo a officiellement pris son envol, hier, sur le fleuve Saint-Laurent dans des conditions très venteuses.

La neuvième édition de la Transat Québec–Saint-Malo a officielle­ment pris son envol dimanche sur le fleuve Saint-Laurent, dans des conditions très venteuses.

Les quatre trimarans en Multi50, le monocoque de 50 pieds en classe Open et les 19 voiliers de la Class40 ont amorcé leur descente vers le golfe du Saint-Laurent et l’océan Atlantique depuis le parc de la Jetée, devant des centaines de personnes réunies sur les rives sud et nord.

«C’était assez intense comme départ, a avoué le directeur de la course, Damien De Pas. Les défis sont nombreux dans les premières heures, avec le vent soutenu. Les voiliers doivent louvoyer pour remonter au vent. Ensuite, ils seront à contre-courant et les vents faibliront. S’il n’y a aucun vent et qu’ils sont à contre-courant, ils devront s’ancrer pour ne pas reculer.»

Petite frousse

La skipper Isabelle Joschke s’est payé une petite frousse avant le coup d’envoi, son voilier s’étant échoué près de la rive sud avant qu’il ne soit en mesure de repartir de lui-même. Elle a aussi dû reprendre son départ deux fois puis­qu’elle ne respectait pas la zone désignée.

Les équipages parcourront un total de 5635 km. Au Québec, ils passeront par Rimouski, Matane, Gaspé et Percé, où des prix seront remis aux premiers navires qui contourneront la bouée installée dans chacune des municipalités.

Les premiers Multi50 étaient attendus durant la nuit à Rimouski, alors que les Class40 arriveront lundi dans la matinée. Ils frôleront ensuite l’île de Terre-Neuve avant de traverser le passage entre Langlade et Saint-Pierre pour mettre le cap sur Saint-Malo, leur destination finale.

«Ça va se jouer durant toute la course, a résumé M. De Pas. Les particularités du fleuve font qu’il y aura plein de rebondissements et que le classement va toujours changer jusqu’à Saint-Pierre. Dans l’Atlantique, ce sera le sprint et les options météo à choisir seront plus importantes.»

Être aux aguets

Selon M. De Pas, les coureurs devront constamment être aux aguets durant leur périple sur le fleuve. «Ils devront bien vérifier leur carte, car s’ils s’échouent, ce sera très grave. Après Tadous­sac, il y a un élargissement.»

Il est possible de suivre le déroulement de la course au moyen du système de cartographie en temps réel GeoRacing, au transatquebecstmalo.com.

Les coureurs partageront également leurs anecdotes sur le site de l’événement.

En fin d’après-midi, Tales II, de l’Espagnol Gonzalo Botin, et Cora-Moustache Solidaire, du Français Jules Bonnier, menaient le peloton en Class40, alors qu’Arkema, du Français Lalou Roucayrol, se trouvait en tête chez les Multi50.

Mention spéciale au capitaine Pierre-Olivier Béliveau et à son bateau Cap Trinité, un Monk 1989 sur lequel se trouvaient les représentants du Journal durant le départ. Un service de première classe!

La Transat en chiffres

  • 5365 km
  • 126 marins
  • 26 voiliers
  • 350 bénévoles

3 Québécois au cœur de la course

Même si aucun voilier québécois ne participe à la course, une première dans l’histoire, trois marins basés dans la Vieille Capitale agissent comme membres d’équipage, soit Antoine Lacasse, Charles Mony et Damian Foxall.

Le jeune Lacasse est le seul qui navigue parmi les monocoques de 40 pieds, sur Sirus de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Mony, de Lévis, tente de conduire le skipper Gilles Lamiré et French Tech Rennes Saint-Malo à une deuxième victoire de suite en Multi50 après le sacre de ce dernier à la Transat anglaise, la course en solitaire de Plymouth à New York.

Quant à Foxall, Irlandais d’origine établi à Stoneham, il vivra sa troisiè­me Québec–Saint-Malo à bord de Musandam Oman Sail, un trimaran de 70 pi commandité par le Sultanat d’Oman en Ultime. L’équipage dirigé par Sidney Gavignet désire battre le record de 7 jours, 20 h et 24 min établi par Loïck Peyron sur Fujicolor II en 1996.

Départ reporté

Initialement prévu mardi à 15 h, le départ des gros multicoques en classe Ultime se fera plutôt mercredi. L’heure reste à déterminer par les organisateurs.

En 2012, à la précédente édition de la Transat, FenêtréA Cardinal, d’Erwan Le Roux (classe Open), et Campagne de France, piloté par Halvard Mabire et Miranda Merron (Class40), avaient été déclarés vainqueurs.

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