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Kim Nguyen tourne le film «Eye on Juliet»

L’équipe s’envolera pour Paris sous peu, après plusieurs semaines de tournage au Maroc et au Québec

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Quelques semaines après avoir présenté son film Two Lovers and a Bear au Festival de Cannes, le cinéaste québécois Kim Nguyen a déjà la tête dans un autre projet alors qu’il termine ces jours-ci le tournage de son prochain long métrage anglophone, Eye on Juliet. Le Journal a visité le plateau de tournage mercredi.

C’est dans le local étouffant d’un ancien laboratoire pharmaceutique de Laval que Kim Nguyen (Rebelle, Truffe) a tourné mercredi plusieurs scènes de son prochain film, dont l’intrigue est campée en Amérique et au Moyen-Orient.

Décrit comme un «conte moderne sur la façon dont les humains s’efforcent de communiquer les uns avec les autres», Eye on Juliet raconte l’histoire d’une rencontre improbable entre Gordon, un opérateur d’hexapode (un robot contrôlé à distance), et Ayusha, une jeune femme du Moyen-Orient.

«Je voulais faire un film intimiste avec deux personnages qui sont séparés par plus de 5000 km, a expliqué aujourd'hui Kim Nguyen, entre le tournage de deux prises.

«Gordon (joué par l’acteur britannique Joe Cole) est un opérateur de robot hexapode qui travaille pour une compagnie de surveillance à distance. Il pilote des petites araignées robotiques qui surveillent des pipelines au Moyen-Orient. En faisant cela, il voit un jour dans le désert deux amoureux qui semblent avoir l’amour éternel. Comme lui vient de se faire laisser par son amour de jeunesse, il décide de se servir des robots pour surveiller ces deux amoureux et pour ainsi tenter de trouver un sens à sa vie.

«J’aimerais que le film soit une réflexion sur les relations amoureuses modernes, à l’ère des Tinder et autres applications du genre.»

Du Maroc à Montréal

Le tournage du film a débuté en mars dernier au Maroc, pour les scènes se déroulant au Moyen-Orient.

«On a tourné environ trois semaines au Maroc où on a fait construire des décors de pipelines, explique le producteur Pierre Even (Rebelle, Brooklyn). Des vrais robots-araignées ont aussi été fabriqués pour le tournage parce que ça n’existe pas vraiment en réalité. Ça provient directement de la tête de Kim!»

La portion québécoise du tournage se termine demain. L’équipe se déplacera ensuite à Paris la semaine prochaine pour une journée de tournage.

Aucune date de sortie n’a encore été fixée, mais le film devrait être prêt en janvier prochain, à temps pour les grands festivals internationaux (Sundance, Berlin, Cannes).

«On veut se laisser toutes les portes ouvertes pour les festivals», souligne Pierre Even.