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Au revoir, Toronto !

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Je m’apprête à terminer un autre chapitre de ma carrière en quittant Toronto, mon domicile temporaire de la dernière année.

J’ai choisi de déménager à Scarborough, en banlieue de Toronto, afin de me joindre au Centre de haute performance de l’équipe canadienne de natation dans les nouvelles installations construites pour les Jeux panaméricains.

Quand j’ai déménagé ici en avril 2015, je savais que c’était seulement pour la dernière année avant les Jeux olympiques. Dans ma tête, je voyais ça comme un camp d’entraînement. J’avoue que je suis contente que ça se termine.

Différent du Québec

Scarborough se trouve loin du centre-ville. Ce n’est pas le genre d’endroit où j’aimerais faire ma vie. La banlieue de Toronto n’est pas comme celle de Montréal et encore moins celle de Québec. Tout est à proximité à Québec. Mes parents habitent à Pont-Rouge et je peux me rendre à l’Université Laval en 20 minutes. À Scarborough, à toute heure du jour, il y a toujours de la lourde circulation. En 20 minutes, je suis encore loin du centre-ville de Toronto.

Je me suis un peu ennuyée du mode de vie que j’avais à Montréal. Le condo que je possède à Montréal est situé près d’une station de métro, où il y a plein de petites boutiques et de restos. Ici à Toronto, c’est toute une expédition si on veut aller au centre-ville. Les mardis, on avait souvent congé l’après-midi et je n’avais pas assez de temps pour aller à un musée, par exemple. À Montréal, je pouvais y aller après un entraînement, visiter des expositions ou faire un peu de lèche-vitrine.

À l’écart du groupe

J’ai vécu dans une maison avec deux coéquipières qui vont aussi aux Jeux, les sprinteuses Chantal Van Landeghem et Michelle Williams. Ça aussi, c’est quelque chose que je n’avais jamais fait de ma vie puisque je n’avais jamais eu plus qu’une colocataire. Auparavant, ça faisait 11 ans que j’habitais seule dans mon condo à Montréal. Je savais que ça allait être différent, mais ça s’est bien passé.

Depuis les essais olympiques du mois d’avril, j’ai trouvé l’entraînement plus difficile. Je m’entraîne seule parce que j’ai perdu mon coéquipier d’entraînement qui a échoué dans sa tentative de se qualifier au 200 m papillon comme moi. Je m’entraîne avec mon groupe, mais je suis la seule de mon épreuve, alors il y a des particularités dans mon programme.

Pour cette raison, je me sentais un peu à l’extérieur du groupe. C’est peut-être pour ça aussi que je suis contente que ça se termine.

De petites vacances

Je dois donc tout «vider» avant mon départ pour Rio. Nous amorçons un camp d’entraînement à Toronto jusqu’au 29 juillet. Ce n’est rien de très exotique, mais l’équipe nationale préférait nous garder au Canada le plus longtemps possible en raison du virus Zika.

Mes parents viennent chercher mes meubles et mes biens en fin de semaine. Je vais en profiter pour visiter Toronto avec eux et manger dans de bons restaurants. Ce sera une belle façon de clore mon aventure ici...

— Propos recueillis par Alain Bergeron