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Coup d'état en Turquie: plus de 250 morts, la menace neutralisée

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En Turquie, la tentative de coup d'État d'un groupe marginal de militaires a échoué, alors qu'ils n'ont pas réussi à prendre le contrôle du pays.
 
161 personnes sont mortes dans l'assaut du groupe rebelle et plus de 1100 ont été blessées. 104 putschistes ont été abattus, portant le total des morts à plus de 250.
 
Des chaînes locales montrent des images de soldats de l'opposition qui sont escortés par des policiers turcs. D'autres montrent des militaires sortir de leur véhicule blindé, les mains en l'air devant les autorités turques.
 
Plus de 2800 militaires proputsch se sont fait passer les menottes.
 
La compagnie Turkish Airlines reprendra ses activités normales dès 6 h du matin, heure de Turquie (23 h, heure de l'Est).
 
Le président Erdogan est de retour en Turquie. Il a dit en conférence de presse que «tout se terminerait bien». Il a qualifié le groupe responsable de la tentative du putsch comme «une organisation terroriste armée» et a dit que les responsables paieraient cher leur crime.
 
Vers 19 h 45, deux importantes explosions consécutives ont été entendues à Ankara selon FOX Turquie. Selon des médias locaux, le Parlement aurait été touché et quelques personnes blessées. FOX Turquie détermine que des membres du Parlement ont été escortés dans le bunker de l'édifice gouvernemental après l'explosion. La bombe aurait explosé dans le coin d'un bureau de relations publiques, ce qui a blessé quelques agents de sécurité. 
 
 
Une autre explosion qui n'a par contre fait aucun blessé a suivi les deux premières, vers 20 h 25. 
 
Il semblerait que les rebelles s'en prennent maintenant aux médias turcs. CNN Türk à Istanbul a été prise d'assaut et est maintenant contrôlée par les organisateurs du coup d'État. Le tout s'est fait en direct, avec le lecteur de nouvelles qui expliquait la situation. À 20 h 41, la chaîne diffusait toujours en direct, mais personne n'était devant les caméras. Selon plusieurs personnes sur les médias sociaux, on peut entendre des coups de feu et beaucoup de cris hors champ.
 
La chaîne a recommencé à rapporter les événements en direct vers 21 h 35.
 
 
Un quotidien a aussi reçu la visite impromptue de soldats. Le quotidien le plus lu en Turquie, le Hurriyet, ne sera pas distribué demain en raison de l'obstruction de soldats proputsch.
 
 
Le président de la Turquie, Erdogan, est en sécurité. Selon les plus récents développements de CNN Türk, il aurait atterri à l'aéroport international d'Istanbul. Des chars d'assaut des forces rebelles étaient en route vers l'aéroport.
 
Un officier de l'Agence nationale du renseignement avait pourtant souligné que la menace était neutralisée: «La structure politique serait toujours en place et fonctionnelle et les coupables seront jugés pour trahison.»
 
 
Plus tôt vendredi, l'armée turque a mentionné dans un communiqué avoir pris le pouvoir. Ils disent vouloir respecter les accords internationaux. Ils tiendraient en otage le chef de l'état-major du pays, Hulusi Akar. Les ponts sur le détroit Bosphore étaient fermés.
 
Un commandant des forces armées souligne que les soldats impliqués «représentent un petit groupe d'individus et qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter».
 
Toutes ces informations différentes de sources officielles font en sorte qu'il est presque impossible, à ce moment, de savoir qui est réellement en contrôle de la situation.
 
 
Le premier ministre turc Binali Yildrim martèle que tout avion de guerre qui décide de s'aventurer au-dessus d'Ankara sera neutralisé.
 
Le palais présidentiel serait cerné de militaires insurgés. L'aéroport d'Istanbul est bloqué et des affrontements ont lieu près du service de renseignements à Ankara, qui serait présentement en feu.
 
 
 
Les autorités turques auraient neutralisé un hélicoptère contenant des rebelles, selon ce rapport.
 
 
Un couvre-feu et la loi martiale ont tous deux été décrétés à la télévision publique, alors contrôlée par les rebelles.
 
Une violente explosion a été entendue dans le centre-ville d'Ankara, selon un correspondant de l'Agence France Presse. De plus, des avions de chasse et des hélicoptères survolaient la capitale de la Turquie, Ankara. Des tirs ont même été observés en plein centre-ville.
 
 
 
Cependant, Le Monde détermine que le président Erdogan est en sécurité. 
 
Les citoyens de la Turquie sont nombreux à s'être rassemblés pour tenter de résister à ce coup d'État.
 
D'autres se sont entassés devant l'aéroport Atatürk en scandant «Allah Akbar» et des slogans en faveur du président Erdogan.
 
Un rassemblement de quelques centaines de personnes s'est aussi organisé spontanément devant les locaux du Parti de la justice et du développement, le parti d'Erdogan.
 
 
Des citoyens sur le terrain ont réussi à reprendre un char d'assaut des forces rebelles.
 
 
Ici, des gens scandent que la population doit se tenir coude à coude pour résister.
 
 
La chaîne CNN-Türk fait état de manifestants blessés. Ils auraient été tirés par les rebelles.
 
Des membres des forces armées sont sur le terrain et tentent de disperser la foule.
 
 
 
La Grèce et l'Iran ont fermé l'accès à leurs frontières.
 
17 policiers auraient perdu la vie dans les attentats jusqu'à présent, selon l'Associated Press.
 
Plus de détails à venir...
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