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Des sculptures inspirées de RU

Sous l'écorce des mots de Kim Thúy
Photo courtoisie

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La rencontre entre deux formes d’arts est à l’origine de Sous l’écorce des mots de Kim Thúy, exposition qui sera présentée à la Maison de la culture de Longueuil tout l’été. Mettant en lumière 15 sculptures-jouets portant la signature du duo Viatour-Berthiaume, l’événement se veut l’occasion de découvrir Ru, œuvre qui a fait connaître son auteure au Québec comme à l’étranger, sous un nouveau jour.

Ce n’est pas la première fois que le duo formé par Marie-Annick Viatour et Gaétan Berthiaume s’intéresse aux œuvres d’artistes qui, grâce à leurs mots, ont réussi à marquer notre culture populaire.

Avant de se plonger dans l’univers de l’écrivaine d’origine vietnamienne, qui raconte son enfance et sa fuite avec les boat people, dans son premier roman, il s’était inspiré des contes de Fred Pellerin, mais aussi des Chroniques du Plateau Mont-Royal de Michel Tremblay.

D’ailleurs, une quinzaine de ces créations sont à l’honneur dans le cadre d’une exposition rétrospective, également présentée à la Maison de la culture de Longueuil.

«J’ai relu Ru d’une autre façon, même si je doutais avoir assez de matériel, avec seulement un livre, pour pouvoir créer une quinzaine de sculptures, a expliqué Marie-Annick Viatour. Finalement, j’ai eu une foule d’idées. Son écriture est très détaillée et très riche, ­visuellement.»

Émotions

Un film d’une trentaine de minutes, durant lequel on peut voir Kim Thúy découvrir les sculptures créées par les artistes, est projeté en continu dans le cadre de l’exposition. Ces images, parfois touchantes, permettent aux visiteurs de mieux comprendre la signification de chacune des œuvres.

«Certaines pièces sont allées chercher des émotions chez elle, a expliqué Gaétan Berthiaume. Quand Kim écrit, elle le fait avec une certaine légèreté, mais elle aborde des sujets profonds. C’est un peu la même chose pour nos sculptures. Quand on s’attarde à ce qu’elles ­représentent vraiment, on peut découvrir bien des choses.»

Plus que des jouets

Même si l’on dit des œuvres présentées qu’elles sont des sculptures-jouets, ­n’allez pas croire qu’elles n’en valent pas le détour. Après tout, les ­artistes ont mis un an et demi de travail dans leur réalisation.

«Nous parlons de sculptures-jouets, car les pièces sont, pour la plupart, articulées comme un jouet, a précisé Gaétan Berthiaume. Ce ne sont pas de réels jouets, on s’entend, mais ça reste que ça ­attire les enfants comme les adultes, car les pièces sont colorées et qu’elles ont été créées pour pouvoir être manipulées.»

♦ L’exposition Sous l’écorce des mots de Kim Thúy sera présentée à la Maison de la culture de Longueuil jusqu’au 5 septembre.