/sports/tennis
Navigation

Des champions marquants

TENNIS-GBR-WIMBLEDON
Photo AFP

Coup d'oeil sur cet article

Au fil des ans, le public montréalais a eu la chance immense d’applaudir des joueurs exceptionnels qui ont su l’impressionner par leur rapidité et leur force de caractère.

Certes, les habitués du premier rang mondial ont eu leurs bons moments ici, mais il y a surtout ceux sur le point d’écrire leur histoire qui ont marqué les gens.

Directeur de la Coupe Rogers de Montréal, Eugène Lapierre a vu une tonne d’athlètes défiler sur les courts du stade Uniprix. Parmi les femmes ayant été couronnées sur le central, la légendaire Martina Navratilova est restée bien ancrée dans sa mémoire.

«Chez les femmes, ce fut notre première championne dans les années 1980 [en 1982] et c’est toujours très intéressant d’avoir son nom sur notre liste de gagnantes, a-t-il mentionné samedi. C’est une grande joueuse qui a fait beaucoup pour son sport.»

Un faible pour Sanchez Vicario

Le dirigeant a aussi un faible pour l’Espagnole Arantxa Sanchez Vicario, qui a soulevé le trophée au Québec en 1992 et 1994.

«Quand elle se présentait ici, elle se sentait à la maison. Les gens l’appréciaient énormément. Je me rappelle d’ailleurs qu’elle avait battu Steffi Graf au bout d’un match de huit heures avec diverses interruptions, s’est-il remémoré. Et il ne faut pas oublier Monica Seles qui a réussi son retour après l’attaque dont elle avait été victime et qui avait gagné à Montréal en 1996.»

Planche de salut

Bien entendu, les amateurs de la balle jaune ont rapidement oublié quelques champions tels Andrei Chesnokov, Helena Sukova, Chris Woodruff, Mikael Pernfors, Andrei Pavel et Thomas Johansson. En revanche, ils se souviennent encore très bien des joueurs qui se sont servis de cet événement comme tremplin.

«Du côté masculin, Ivan Lendl a fait sa marque ici [avec quatre titres], tandis que Novak Djokovic y a remporté son premier tournoi Masters en 2007. Il avait notamment battu, coup sur coup, Andy Roddick, Rafael Nadal et Roger Federer, les trois meilleurs du monde à l’époque, a précisé Lapierre. Et aujourd’hui, il y a Andy Murray, vainqueur l’an dernier, qui se veut le symbole du style de tennis moderne. Sa cadence est inouïe, il ne recule pas en fond de terrain et il est redoutable en retour de service.»

«Maintenant, j’aimerais bien que Milos Raonic soit mon prochain coup de cœur!» a-t-il ajouté au sujet du Canadien qui sera en action à Toronto au cours des jours à venir.

Que nous réserve le tournoi de 2016 ?

Pour ce qui est du futur à court terme, Lapierre ne peut identifier la nouvelle héroïne qu’il couronnera le 31 juillet, mais il s’attend à des duels du tonnerre.

«C’est dur à prédire, car le tableau est tellement relevé. Simona Halep peut créer une surprise et Eugenie [Bouchard] sera dangereuse si elle gagne son premier match contre Lucie Safarova. Mais peu importe celles qui seront là jusqu’à la fin, on aura du jeu très relevé», a-t-il conclu.

Les gagnants de la Coupe Rogers à Montréal

TENNIS-GBR-WIMBLEDON
Photo d'archives
TENNIS-GBR-WIMBLEDON
Photo AFP
TENNIS-GBR-WIMBLEDON
Photo d'archives
TENNIS-GBR-WIMBLEDON
Photo d'archives

1981 Ivan Lendl

1982 Martina Navratilova

1983 Ivan Lendl

1984 Chris Evert

1985 John McEnroe

1986 Helena Sukova

1987 Ivan Lendl

1988 Gabriela Sabatini

1989 Ivan Lendl

1990 Steffi Graf

1991 Andrei Chesnokov

1992 A. Sanchez Vicario

1993 Mikael Pernfors

1994 A. Sanchez Vicario

1995 Andre Agassi

1996 Monica Seles

1997 Chris Woodruff

1998 Monica Seles

1999 Thomas Johansson

2000 Martina Hingis

2001 Andrei Pavel

2002 Amélie Mauresmo

2003 Andy Roddick

2004 Amélie Mauresmo

2005 Rafael Nadal

2006 Ana Ivanovic

2007 Novak Djokovic

2008 Dinara Safina

2009 Andy Murray

2010 Caroline Wozniacki

2011 Novak Djokovic

2012 Petra Kvitova

2013 Rafael Nadal

2014 A. Radwanska

2015 Andy Murray