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Des rameurs inexpérimentés face à des «monstres»

Michel Riendeau
Photo Courtoisie

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Michel Riendeau, un passionné d’aviron, a gardé contact avec les athlètes canadiens et québécois qui avaient pris part aux compétitions olympiques de 1976 au bassin de l’île Notre-Dame.

«On se retrouve à l’occasion, car on avait vraiment passé de très bons moments ensemble, a expliqué l’homme de 61 ans qui était barreur dans l’épreuve de deux rameurs en pointe. C’était la première fois que la délégation canadienne comptait sur des athlètes provenant de plusieurs provinces et cela m’avait permis d’élargir mes horizons.

«Il avait fallu que je m’expatrie à Vancouver durant six mois et j’avais dû temporairement abandonner mes études, une idée qui ne plaisait pas du tout à mes parents, a-t-il rappelé. Mon père était cependant fier de me voir à l’œuvre six mois plus tard aux Jeux olympiques.

«Les compétitions d’aviron m’ont permis de voyager dans les années 1970 et cela m’a servi durant ma carrière en ressources humaines au sein d’une banque. Un barreur doit gérer l’esprit d’équipe, a expliqué Riendeau. Il est là pour stimuler et pour motiver ses coéquipiers.»

Des néophytes

Il faisait équipe avec Robert Bergen et Walter Krawec.

«Nous avions subi l’élimination au repêchage. Nous étions comme des juniors, des néophytes, face aux puissants rameurs des pays du bloc communiste», a raconté Riendeau.

«On ne pouvait pas rivaliser avec eux. C’étaient comme des mons­tres,» a ajouté celui dont le père a été l’un des membres fondateurs du club d’aviron de Boucherville.

Michel Riendeau, qui avait donné ses premiers coups de rame au club d’aviron du quartier Chomedey, à Laval, s’est longtemps impliqué au sein de la Fédération québécoise, occupant diverses fonctions.

On retrouvait aussi aux Jeux de Montréal les Québécois André Renart, Louis Prévost et Louis Bourassa dans l’épreuve quatre rameurs en couple sans barreur; ils s’étaient classés au 11e rang.


♦ Il y a 40 ans, du 17 juillet au 1er août 1976, Montréal accueillait les meilleurs athlètes de la planète. Pierre Durocher, qui a couvert les Jeux olympiques pour Le Journal, a réalisé plusieurs entrevues avec des athlètes et des dirigeants ayant vécu cette fabuleuse aventure. Une série de reportages à lire jusqu’au 25 juillet.