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Guylaine Bernier pionnière en aviron

Guylaine Bernier
Photo ben pelosse Guylaine Bernier, une pionnière en aviron, est fière d’avoir son nom inscrit sur une grande murale au Stade olympique.

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Plusieurs athlètes québécois avaient pris part aux épreuves d’aviron au bassin de l’île Notre-Dame, aux Jeux olympiques de 1976. Il y avait, entre autres, Guylaine Bernier, qui siège aujourd’hui au sein du conseil d’administration du COC.

Elle s’était classée au neuvième rang dans l’épreuve de quatre rameuses avec barreuse.

«J’ai des souvenirs impérissables de ces Jeux olympiques, a raconté l’ex-athlète âgée de 68 ans. Jamais je n’oublierai les cérémonies d’ouverture au Stade olympique. C’était magique!

«Quant au bassin d’aviron de l’île Notre-Dame, il était tout neuf et il était une copie conforme de celui des Jeux de Munich», a-t-elle poursuivi.

«C’était la première fois qu’il y avait des compétitions féminines d’aviron aux Jeux olympiques. Une page d’histoire s’était donc écrite à Montréal et je suis bien fière d’en avoir fait partie.

«Sur le plan des résultats, on ne pouvait guère espérer faire mieux qu’une neuvième position en raison de notre inexpérience face aux Européennes», a ajouté celle qui était accompagnée de deux Québécoises, Élaine Bourbeau et Johanne Delisle, dans l’embarcation.

Colette Pépin, de son côté, avait pris part à l’épreuve individuelle, se classant au 11e rang.

«Je vais régulièrement au Stade olympique et je suis toujours fière de voir mon nom inscrit sur la grande murale rendant hommage aux participants des Jeux de 1976», a confié Mme Bernier.

«Cela m’a marquée pour la vie. D’ailleurs, il m’arrive encore de porter l’épinglette des Jeux de Montréal.»

Une femme d’influence

Une fois à la retraite, elle a continué de s’impliquer pour la cause de son sport.

Elle est devenue juge-arbitre internationale d’aviron en 1987, puis membre de la Commission d’arbitrage de la FISA en 1995. Cette responsabilité lui a permis de travailler aux Jeux olympiques de 1996, de 2000, de 2004 et de 2008, ainsi qu’à de nombreux championnats du monde.

Cette femme d’action s’est beaucoup impliquée au sein de la Fédération québécoise d’aviron, de l’Association canadienne d’aviron, du Centre national multisport de Montréal (qui est devenu l’Institut national du sport du Québec) et des Jeux du Canada.

«L’aviron a toujours été une passion. J’ai formé tous les juges-arbi­tres du Québec et je suis heureuse de voir qu’il y a des clubs d’aviron qui fonctionnent bien aujourd’hui», a conclu Guylaine Bernier.

♦ Mme Bernier participera en septembre à une compétition réservée à la catégorie des maîtres à Copenhague, histoire de souligner le 40e anniversaire de la première participation féminine en aviron aux Jeux olympiques.


♦ Il y a 40 ans, du 17 juillet au 1er août 1976, Montréal accueillait les meilleurs athlètes de la planète. Pierre Durocher, qui a couvert les Jeux olympiques pour Le Journal, a réalisé plusieurs entrevues avec des athlètes et des dirigeants ayant vécu cette fabuleuse aventure. Une série de reportages à lire jusqu’au 25 juillet.