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Le tournoi féminin le plus fructueux du monde

La Coupe Rogers est une grande célébration pour Montréal, selon Eugène Lapierre

Eugène Lapierre, directeur du tournoi de la coupe Rogers
Photo d'archives Eugène Lapierre

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La Coupe Rogers qui s’amorcera officiellement lundi occupe une place importante dans le cœur des participantes et l’esprit des dirigeants du tennis mondial.

Devenu un incontournable de la saison estivale montréalaise, cet événement est désormais le tournoi exclusivement féminin le plus important de la planète, aux yeux de son directeur Eugène Lapierre.

À l’image des années précédentes, la présence de l’élite internationale de la balle jaune attirera de nombreux touristes au Québec, et ce, en dépit de la présentation devancée de la compétition. Toutefois, les vacances de la construction et la proximité des Jeux olympiques de Rio ne préoccupent pas du tout le vice-président de Tennis Canada, bien au contraire.

«C’est l’un des plus gros shows sportifs au pays et c’est une fête pour tout le monde, pas seulement pour les amateurs de tennis. Comme c’est le cas pour le (festival de) jazz et la Formule 1, il s’agit d’une grande célébration pour Montréal, a commenté Lapierre hier, jour des premiers matchs de qualification. Nous détenons d’ailleurs le record d’assistance (175 000 spectateurs en 2008) pour un tournoi féminin et pour 2016, on aura des chiffres semblables à ceux d’il y a deux ans.»

«Pour l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, c’est également très intéressant. Ça amène des gens ici et les commerçants sont heureux. Le quartier est de plus en plus prisé; on le voit avec tous ces condos en construction tout près.»

Néanmoins, pour continuer d’attirer les meilleurs, il faut des installations de première classe.

«Il ne faut pas oublier que nous sommes en concurrence avec des villes comme Stuttgart et Shanghaï, où ils ont mis le paquet. Là-bas, c’est la “business” et non les fédérations sportives qui décide», a ajouté Lapierre, tout en précisant qu’une somme de 2 millions de dollars par an sera consacrée à l’amélioration des infrastructures au stade Uniprix.

Des louanges

Les joueurs, autant les gros noms que les athlètes tentant leur chance en qualification, n’ont habituellement que de bons mots à l’égard de leurs hôtes montréalais.

«Ils aiment d’abord et avant tout l’accueil des gens, que ce soit les préposés ou les spectateurs. Oui, ils ont les commodités nécessaires tels le transport et les terrains d’entraînement, mais il y a le public qui les apprécie beaucoup.

«Ça se voit quand ils visitent la ville aussi. Ils n’en reviennent pas de voir autant de monde dans les gradins pour des qualifications, contrairement à ailleurs», a-t-il expliqué.

La recette gagnante

Aux yeux de Lapierre, la recette gagnante d’un joueur de l’ATP ou de la WTA pour un séjour réussi comprend «des terrains, de bons hôtels et de la bonne bouffe».

Cependant, Montréal a bien plus à offrir, surtout qu’à l’opposé de marchés tels New York et l’Europe, les vedettes peuvent bénéficier ici d’une certaine tranquillité d’esprit.

«Le centre-ville n’est pas bien loin et facilement accessible. Rafael Nadal utilise régulièrement le BIXI pour se rendre au stade et Roger Federer en profite pour aller au resto avec des proches. Et il y avait à l’époque Steffi Graf, qui allait faire son magasinage pendant deux heures», a émis le dirigeant.

«Une fois, (le comédien) Claude Meunier l’avait rencontrée et lui avait demandé un autographe. Or, les gens s’agglutinaient autour d’eux... pour avoir une signature de Claude!»