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Doug Yeats voit des chances de médaille pour sa fille à Rio

Doug Yeats, qui a participé à quatre éditions des Jeux olympiques, croit que sa fille Dorothy peut remporter l’or à Rio.
Photo Pierre Durocher Doug Yeats, qui a participé à quatre éditions des Jeux olympiques, croit que sa fille Dorothy peut remporter l’or à Rio.

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Le Montréalais Doug Yeats a pris part aux Jeux olympiques à quatre reprises au cours de sa longue carrière en lutte gréco-romaine, mais il n’est pas parvenu à monter sur le podium.

Le 17 août prochain, il souhaite voir sa fille Dorothy réaliser l’exploit aux Jeux de Rio.

«Il est très concevable de la voir remporter une médaille, a confié le fier papa. Dorothy a obtenu de grosses victoires cette année, notamment aux dépens de la championne du monde. J’ose même croire qu’elle est capable de gagner l’or à Rio.»

Doug Yeats, qui enseigne encore la lutte gréco-romaine au gymnase Tri-Star, à Montréal, affirme que sa fille a atteint un niveau supérieur au sien.

L’élève a dépassé le maître

«Elle est vraiment très bonne et elle est en train de se faire son propre nom, a-t-il dit. L’élève a dépassé le maître.

«Dorothy en sera à ses premiers Jeux olympiques, mais elle ne souffre d’aucun complexe face à ses concurrentes.»

Doug Yeats ne sera pas sur place à Rio pour assister aux débuts olympiques de sa fille.

«Je lui ai déjà donné un coup de main à titre d’entraîneur, mais elle a maintenant son propre coach et il faut respecter ça. De plus, je suis un spécialiste de lutte gréco-romaine, alors que Dorothy évolue en style libre. Mon rôle en est surtout un de soutien.»

Son travail d’entraîneur à temps partiel n’est pas son gagne-pain. Doug Yeats est plutôt spécialisé dans la restauration de vieux pianos.

Trop jeune pour apprécier

De son expérience aux Jeux de Montréal en 1976, il se souvient surtout du côté grandiose des cérémonies d’ouverture.

«Malheureusement, je n’avais que 18 ans et j’étais trop jeune pour réaliser ce que je vivais, a-t-il avoué. De plus, je n’étais pas de taille pour gagner un combat face à l’élite mondiale. J’étais plus aguerri en 1980, mais le Cana­da a malheureusement décidé de boycotter les Jeux de Moscou.

«J’ai pu enregistrer un bon résultat aux Jeux de 1984, à Los Angeles, en obtenant une cinquième position. J’ai ensuite pris part à ceux de 1988 et de 1992, sans réussir à monter sur le podium», a raconté celui qui envie l’encadrement dont bénéficie sa fille aujourd’hui, notamment chez B2dix.

«C’est le jour et la nuit avec ce que j’ai vécu à mon époque», a conclu Doug Yeats.

Dorothy Yeats entend écrire sa propre histoire

Dorothy Yeats se dit fière de la carrière que son père Doug a connue dans le monde de la lutte olympique, mais elle se promet bien d’éclipser les performances de son paternel.

Ils ont chacun remporté une médaille d’or aux Jeux panaméricains, mais c’est la plus grande récompense olympique que Dorothy a dans son collimateur.

«Mon père me croit capable de gagner aux Jeux de Rio et il est vrai que c’est une possibilité, puisque j’ai battu la championne du monde ainsi que la championne olympique en titre cette année», a raconté la souriante athlète montréalaise de 22 ans.

«Je suis moi-même surprise des progrès que j’ai pu faire depuis un an grâce aux conseils de mon nouvel entraîneur, Ivan Diaconu», a ajouté Dorothy.

«Je me sens beaucoup plus en confiance et, même si je ne serai pas la favorite à Rio, je crois en mes chances de monter sur l’une des marches du podium si je suis dans ma meilleure forme physique le 17 août.

«L’histoire de mon père, qui s’est qualifié pour cinq éditions des Jeux olympiques, est impressionnante. C’est à mon tour d’écrire ma propre histoire.»

Les choses changent

Elle n’a jamais senti qu’elle était dans l’ombre de son père.

«Il est vrai qu’au début, on me demandait si j’étais la fille de Doug Yeats. Maintenant, c’est plutôt à lui qu’on demande s’il est le père de Dorothy Yeats! Les choses changent...»

Une ancienne gymnaste, Dorothy ne regrette pas d’avoir bifurqué vers la lutte olympique en 2008.

Son père a toujours exercé une saine influence sur elle. Il est ingénieur en mécanique et elle se dirige vers une carrière en... génie civil.

Tel père, telle fille.


♦ Il y a 40 ans, du 17 juillet au 1er août 1976, Montréal accueillait les meilleurs athlètes de la planète. Pierre Durocher, qui a couvert les Jeux olympiques pour Le Journal, a réalisé plusieurs entrevues avec des athlètes et des dirigeants ayant vécu cette fabuleuse aventure. Une série de reportages à lire jusqu’au 25 juillet.