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Ils ne veulent plus quitter la Gaspésie

Bien des touristes sont si charmés par cette région qu’ils décident de s’y installer

«Contrairement aux craintes de notre famille, on ne se sent pas du tout isolé ici, a confié Liza McKenzie, chiropraticienne installée à New Richmond depuis un an. On s’est rapidement fait des amis. On a tous les services et une qualité de vie inespérée», a-t-elle ajouté.
Photo David Prince «Contrairement aux craintes de notre famille, on ne se sent pas du tout isolé ici, a confié Liza McKenzie, chiropraticienne installée à New Richmond depuis un an. On s’est rapidement fait des amis. On a tous les services et une qualité de vie inespérée», a-t-elle ajouté.

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CARLETON-SUR-MER | Chaque année, des dizaines de vacanciers venus visiter la Gaspésie sont charmés par ses beautés et décident d’y déménager. Le Journal est allé à la rencontre de quelques-uns de ces touristes qui ont finalement adopté la Gaspésie pour toujours.

Montréalais d’origine, Serge Boulanger a choisi la Gaspésie au terme d’un court séjour qu’il ne voulait pourtant pas faire en avril 2009.

«Ma blonde venait d’ici (Pointe-à-la-Croix) et elle voulait venir voir sa famille. Je trouvais ça loin, je détestais faire de la route et je disais que le rocher avec un trou, ce n’était pas la fin du monde», se souvient M. Boulanger.

Mais le quinquagénaire dit avoir été charmé par les paysages, les rivières, la mer et la forêt. Il a affirmé que c’est lui qui a ensuite convaincu sa conjointe de s’installer dans la Baie-des-Chaleurs. Le maître fourreur a maintenant pignon sur rue à Saint-Siméon.

Un terrain de jeu à ciel ouvert

Lisa McKenzie et son conjoint Jean-Philippe Vaillancourt sont deux professionnels trentenaires qui adorent les sports de plein air.

Installés à Drummondville depuis la fin de leurs études, ils sont venus faire du ski hors-piste dans les Chic-Chocs en janvier 2014. Une visite estivale dans la Baie-des-Chaleurs a ensuite confirmé leur envie de s’y installer.

Il est psychiatre à l’Hôpital de Maria et elle a ouvert une clinique de chiropractie à New Richmond en septembre dernier. Locataires d’une maison avec vue sur la mer pendant un an, ils sont nouvellement propriétaires d’une autre résidence avec vue imprenable sur la baie.

Préférer la région

Aude Buévoz est originaire des Alpes françaises. Elle étudiait la géographie et le développement régional à l’Université du Québec à Rimouski lors de sa première visite en Gaspésie, en 2008. Après ses études, elle a tenté un retour en France, puis visité l’Australie, l’Irlande et l’Asie.

En 2011, elle est revenue en Gaspésie pour l’anniversaire d’un collègue de classe de l’université. Elle devait y passer quelques semaines avant d’aller visiter l’Ouest canadien. Elle n’est jamais repartie. Mariée depuis deux ans à un Gaspésien d’origine, elle occupe un poste d’agente de planification et de développement dans la Baie-des-Chaleurs.

500 personnes

Compte tenu du vieillissement de la population et de l’obligation pour les jeunes de s’exiler pour faire des études universitaires, la Gaspésie aurait besoin d’accueillir 500 nouveaux arrivants chaque année pour améliorer son bilan migratoire, qui est actuellement négatif.

Plus de gens partent qu’il n’y a d’arrivants

  • En 2014-2015, 2187 personnes se sont installées en Gaspésie, alors que 2253 ont décidé d’en partir. 
  • En 2015, il y a eu 298 décès de plus que de naissances autour de la péninsule.
  • Population totale en 2016: 79 442