/sports/tennis
Navigation

Simona Halep règne sur Montréal

La championne a eu raison de l’Américaine Madison Keys en deux manches

Coup d'oeil sur cet article

Devant un fort contingent de compatriotes qui scandaient «Simona! Simona!», la Roumaine Simona Halep a fait fi de sa longue semaine de travail pour s’adjuger le titre à la Coupe Rogers, hier.

Après une première manche complexe au cours de laquelle les bris se sont enchaînés, Halep a trouvé la clé pour con­trer la puissance de la jeune Américaine Madison Keys. Elle s’est finalement imposée 7-6 (2) et 6-3 dans une finale qui a duré 75 minutes..

Du même coup, la cinquième favorite a mis un baume sur sa déception de 2015. Halep avait alors dû abdiquer dans le match ultime à Toronto, possiblement victime d’un coup de chaleur.

«J’aime le soutien de la foule ici, a souri la championne, qui a aussi joué en double cette semaine. Je l’ai dit plusieurs fois, je me sens comme en Europe.»

Manque de constance

Halep faisait face dimanche à une adversaire coriace, mais qui a peu d’expérience de ces grands moments.

Du haut de ses 21 ans, Keys était la 10e favorite du tournoi. Un classement pleinement mérité pour une fille qui connaît sa première grande saison sur le circuit professionnel.

Elle occupera dès aujourd’hui le septième rang de la WTA, un sommet dans sa carrière.

La veille, cette dernière avait prévenu qu’elle jouait de façon beaucoup plus constante cette année. Elle espérait que ce soit un atout face à Halep, une joueuse qui est imparable en défense.

Finalement, cette belle constance a abandonné Keys en finale, sa deuxième dans un tournoi de la catégorie Premier 5.

L’Américaine a été coulée par sa grande puissance, qu’elle a mal dosée. Elle a accumulé les fautes directes plus que les coups gagnants.

«Je suis une bonne retourneuse, a con­cé­dé la gagnante. J’ai des jambes fortes, ça m’aide à rester solide. J’ai donc pu retourner ses lourdes balles de service.»

Bris contre bris contre bris...

Au premier set, les deux adversaires ont connu des problèmes avec leurs mises en jeu. Elles se sont échangé leurs services quatre fois avant le bris d’égalité, dominé par Halep.

Celle-ci a mis ses propres ennuis sur le dos de son épaule endolorie.

«Mon épaule était morte! Mais je pense aussi que j’ai voulu trop en faire au service. J’avais de la pression, car elle retournait bien», a-t-elle expliqué.

Motivée par ses succès au bris d’égalité, Halep n’a pas connu les mêmes ennuis lors du second set. Elle n’a pas perdu son service une seule fois, brisant Keys à une occasion.

Comme ce fut le cas toute la semaine, il y avait beaucoup de Roumains dans les gradins, dimanche. Ceux-ci se sont montrés très «expressifs» tout au long de la finale.

Motivée par les Roumains

Halep s’est dite motivée par leur soutien et aussi par ces quelques mots prononcés dans sa langue maternelle par l’annonceur maison, avant le début de la rencontre.

«Je me suis dit que je devais gagner!» a dit en riant la souriante Halep.

La joueuse a aussi parlé de sa rencontre avec la gymnaste Nadia Comaneci avant le début du tournoi. En 1976, sa compatriote était sacrée reine des Jeux olympiques de Montréal.

«C’est bien d’avoir pu gagner ici, à Montréal, 40 ans après elle. C’est bien pour les Roumains. Je suis contente d’avoir réussi», a souligné la nouvelle reine de la Coupe Rogers.

♦ Cinquième au classement de la WTA avant de commencer le tournoi, Simona Halep renouera avec le troisième rang à compter d’aujourd’hui.