/news/transports
Navigation

Un pont neuf s’affaisse deux ans après sa construction

Le pont Ménard a été réparé déjà deux fois depuis qu’il a été refait

pont La présentation
Photo bruno beauregard Simon Courtemanche, un agriculteur qui utilise le pont chaque jour, estime que le Ministère aurait dû démolir le pont et le refaire à neuf lorsque les premiers problèmes sont apparus lors de sa reconstruction en 2014.

Coup d'oeil sur cet article

Un pont construit à l’automne 2014 au coût de 1,2 M$ et qui devait durer 75 ans a dû être réparé pour une deuxième fois déjà.

Le pont Ménard qui enjambe le ruisseau Rouge à La Présentation en Montérégie a commencé à s’affaisser il y a une dizaine de jours lorsqu’un trou est apparu sur la chaussée.

«J’ai constaté que la Ville avait mis des cônes, puis j’ai regardé et il y avait un trou dans la chaussée», rapporte Simon Courtemanche, un agriculteur habitant à côté du pont.

Les agriculteurs de ce secteur conservent déjà un mauvais souvenir de ce pont reconstruit à l’automne 2014. D’importants problèmes de structure étaient apparus après le décoffrage et avaient obligé le ministère des Transports à garder le pont fermé pendant plusieurs mois supplémentaires.

Les agriculteurs devaient alors faire un détour de 30 minutes pour accéder à leurs terres.

Le pont a été réparé vendredi dernier par le ministère des Transports, mais les citoyens se questionnent sur la qualité de la structure.

«Le MTQ a manqué à sa tâche de payeur: le pont a été bâclé de A à Z», affirme Simon Courtemanche.

150 000 à 200 000 $ de pénalités

Le pont a été construit par la firme Bricon, qui a dû réparer sa structure l’été dernier. La firme a déjà reçu entre 150 000 et 200 000 $ de pénalités puisque le pont a été livré en retard.

Le ministère des Transports certifie que «le drainage du pont est assuré par un déversoir, situé à l’extrémité est», selon Véronic Lemieux, conseillère en communication au MTQ.

Le maire de La Présentation, Claude Roger, est préoccupé par la situation. «Une chance que ce n’est pas la municipalité qui paie», a-t-il dit.

À qui la faute?

Il est trop tôt à ce stade-ci pour connaître la cause de cet incident et déterminer qui assumera le coût des travaux de réparation.

«Le ministère utilise différents recours envers les entrepreneurs qui seraient tenus responsables de la qualité de travaux réalisés. Dans le cas du pont Ménard, il est prématuré de diriger la responsabilité vers qui que ce soit», a dit Mme Lemieux.