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Mont-Tremblant abrite l’une des meilleures chocolatières

Elle vient de remporter deux prix internationaux

chocolat bine
Photo courtoisie, Palettes de bine La chocolatière Christine Blais fait tout à la main dans son petit atelier de Mont-Tremblant. Elle vient d’être reconnue au niveau international pour la qualité de son chocolat.

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MONT-TREMBLANT | Une chocolatière des Laurentides vient de remporter deux médailles d’or à l’International Chocolate Awards, qui opposait plusieurs chocolateries d’Amérique et d’Asie.

Christine Blais, de la chocolaterie Palette de bine de Mont-Tremblant, s’est démarquée dans la catégorie chocolat noir pour les petites chocolateries avec sa barre la Palette de bine – Haïti 70 % et dans la catégorie chocolat noir fait avec du sucre naturel alternatif avec sa Bine à l’érable.

«Je me distingue par la qualité des fèves de cacao que j’achète et qu’ensuite je trie, torréfie, broie avec de petits équipements, avant de les transformer. Je ne fais aucun mélange de fèves. Je ne joue pas avec la vanille pour en affiner la saveur», explique Christine Blais.

Elle avoue que le défi de trouver les meilleures fèves de cacao demeure la partie la plus difficile de son travail, puisque le réseau d’approvisionnement est restreint.

«Plus de 90 % du cacao est monopolisé par les industriels. Il existe deux ou trois agronomes américains qui connaissent des petites fermes de producteurs de cacao, souvent des familles qui se sont spécialisées dans des cultures ou cueillettes sauvages», explique la chocolatière.

Tape dans le dos

Christine Blais, qui a lancé son entreprise en 2014, aime bien faire des concours.

C’est là aussi qu’elle améliore son réseau d’approvisionnement en fèves de cacao. Et elle y décroche des prix chaque fois.

En mai dernier, une de ses tablettes, la barre avec fèves de Tanzanie, a obtenu une médaille d’or et une autre de bronze à l’Academy of Chocolate de Londres.

«Au Québec, c’est nouveau ce que je fabrique. Personne ne peut dire si mon travail est bien fait. J’ai besoin d’une ligne directrice et de me comparer. C’est ma petite tape dans le dos!» dit-elle.

Titiller les Européens

Elle a d’ailleurs bien hâte de connaître, en octobre prochain, la sélection finale mondiale de l’International Chocolate Awards, qui réunit les gagnants de tous les continents, pour une sélection finale.

«Le grand plaisir, c’est de se comparer aux Européens, qui ont une tradition du chocolat. Les prix que j’ai gagnés à Londres, c’était face à de grands chocolatiers italiens, ça les a un peu titillés. J’étais bien impressionnée moi-même de me voir sur la liste des grands», lance Christine Blais, en riant.