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Radiée après être tombée amoureuse de son patient

valérie desharnais
Photo tirée de facebook Le Conseil de discipline de l’Ordre des psychologues juge que Valérie Desharnais ne s’est pas comportée en prédateur sexuel et que la relation a été engagée par le client. Ce dernier s’en dit très heureux, ce qui a joué en la faveur de la psychologue.

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VAL-D’OR | Une psychologue de l’Abitibi a été radiée pour cinq mois après être tombée amoureuse d’un des patients qu’elle traitait.

Valérie Desharnais, une psychologue qui exerce au Centre de santé de Val-d’Or depuis 14 ans, a eu des relations sexuelles et a notamment passé le temps des Fêtes 2014 avec un de ses patients qu’elle traitait parce que son humeur s’était détériorée après avoir eu un ACV.

La relation a été amorcée par le client, qui l’a invitée à dîner et l’a complimentée pendant les traitements. Chaque fois, Mme Desharnais faisait comme si elle n’avait rien entendu, mais elle n’était pas insensible.

Le 1er décembre 2014, Mme Desharnais a expliqué à son client qu’elle mettait fin à sa thérapie en raison de son comportement de séduction. Elle lui a avoué qu’elle avait perdu son objectivité et qu’elle n’était pas indifférente à ses propos.

Elle quitte son conjoint

Le 8 décembre 2014, Mme Desharnais a mis fin à sa relation avec son conjoint et, trois jours plus tard, elle s’est rendue chez son client, qui lui a présenté ses enfants.

Les deux nouveaux amoureux ont passé le temps des Fêtes ensemble. Mme Desharnais s’est notamment rendue dans la famille de son client, qui la présentait comme sa «compagne».

À son retour au travail en janvier 2015, Mme Desharnais parle de sa relation amoureuse avec sa superviseure, qui avise le directeur des services professionnels. Aucune mesure disciplinaire n’est prise par l’employeur de Mme Desharnais, mais une plainte est déposée à l’Ordre des psychologues­­.

Le lendemain, Mme Desharnais termine de rédiger le rapport d’évaluation de son client et nouvel amoureux.

Infraction sérieuse

L’Ordre des psychologues considère que la protection du public a été gravement affectée par cette infraction et que l’infraction sexuelle par un psychologue est très sérieuse en raison de la vulnérabilité du client.

«La conduite de l’intimée porte ombrage à l’ensemble de la profession. C’est pourquoi une sanction sévère s’impose», peut-on lire dans le jugement.

En plus de sa radiation temporaire et d’une amende de 1000 $, la psychologue devra se soumettre à une supervision de six mois.

Mme Desharnais et son avocat, Me Pierre Bélanger, se sont refusés à tout commentaire hier.