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La Wozniak des beaux jours

La Québécoise a disputé son meilleur match de l’année

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photo AGENCE QMI, SARAH-JaDE CHAMPAGNE Aleksandra Wozniak a aisément ­défait An-Sophie Mestach en deux manches vendredi.

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GRANBY | Une combativité bien placée, des coups pleinement assumés et du jeu inspiré. La Québécoise Aleksandra Wozniak a trouvé la recette idéale pour obtenir son droit d’accès au carré d’as du Challenger Banque Nationale.

Tout feu tout flamme, la Blainvilloise a aisément défait la 203e raquette mondiale, la Belge An-Sophie Mestach, en deux manches de 6-1 et 6-3 lors des quarts de finale, vendredi, sous un soleil de plomb.

«Je me sens très bien, a exprimé ­Wozniak, toute souriante à sa sortie du central. Je suis contente d’avoir maintenu mon jeu du début à la fin. Je n’ai pas eu de baisse de régime comme jeudi, où je me précipitais trop sur mes balles.»

L’ancienne 21e au monde se plaît particulièrement à Granby, elle qui en est à sa toute première visite ici.

«Ça aide à rebâtir mon jeu et ma confiance après la longue année de réhabilitation qui a suivi ma chirurgie, a commenté la 457e joueuse mondiale. C’est comme une famille, ici. Tout le monde vient t’encourager et c’est vraiment ­plaisant de jouer devant eux.»

Jeu combatif

Malgré la puissance des coups de son adversaire, Wozniak était très combative en retour de service, renvoyant chaque balle avec hargne et détermination.

«Elle frappait très fort et très lourd, a reconnu la joueuse de 28 ans. Je devais rester basse sur les retours de service et les retourner profondément, car elle adorait attaquer au filet.»

La favorite de la foule a mis toutes les chances de son côté en brisant Mestach six fois en huit présences au service.

«Ce n’était pas évident, car son service bougeait beaucoup, a indiqué Wozniak. Je devais être rapide sur mes pieds et bien lire son jeu. Je suis contente d’avoir été agressive sur les bonnes balles et d’avoir été régulière sur mes frappes.»

De glace

Si Mestach a grimacé plus d’une fois et a exprimé sa frustration par quelques gestuelles au cours de la rencontre, ce fut tout le contraire pour Wozniak, qui est restée dans sa bulle, beau temps comme mauvais temps.

«Je voulais rester positive, a-t-elle dit. Je me suis dit que si je manquais une balle, je devais oublier ça et passer à la prochaine. Je voulais maintenir cette concentration-là du début à la fin.»

Elle peut dire mission accomplie.


♦ En demi-finale, Wozniak croisera le fer avec l’Américaine Jennifer Brady, ­troisième tête de série. Elle occupe le 147e échelon mondial.

 
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