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«Maître» Mainville gagne sa cause

Sandrine Mainville contribue à la médaille de bronze du 4 X 100 m libre

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RIO DE JANEIRO | Le premier podium du Canada aux Jeux olympiques de Rio comporte la touche québécoise de Sandrine Mainville, qui a contribué à la conquête de la médaille de bronze au relais 4 x 100 m style libre, samedi soir, à la piscine du Stade aquatique olympique.

À la dernière finale de la soirée dans un amphithéâtre transformé en fournaise par la chaleur du jour et celle des 15 000 spectateurs, Mainville, Chantal Van Landeghem et les deux jeunes sensations de 16 ans, Taylor Ruck et Penny Oleksiak, ont résisté aux tsunamis australien et américain.

Leur chrono global de 3 m 32,89 s les a laissées à plus de deux secondes des Australiennes, championnes et détentrices du nouveau record mondial en 3 m 30,65 s, puis à une seconde pile derrière les Américaines.

Même lorsque les tâches se divisent en quatre dans de telles circonstances, le bonheur de chacune, lui, est entier. Dès qu’Oleksiak a appuyé sur la plaque et confirmé le podium, Mainville a pris sa tête entre ses deux mains, l’air de dire qu’elle ne réalisait pas ce qui venait de se produire.

«Tu ne peux pas gagner une médaille sans y croire. Oui, on avait terminé cinquième aux derniers championnats du monde et ça aurait été simple de se dire que ça allait être difficile de gagner une médaille. Mais depuis qu’on était qualifié pour les Jeux, on y croyait», a exprimé la ­nageuse de Boucherville.

Première relayeuse

Étudiante en droit à l’Université de Montréal, la future avocate a plaidé sa cause avec justesse. Première à s’élancer, elle a négocié les 50 premiers mètres avec le troisième chrono, idem lorsqu’elle a passé le relais à Van Landeghem après 100 mètres.

Le quatuor canadien avait offert en après-midi un indice de sa performance à venir en soirée en signant le troisième chrono des demi-finales en 3 m 33,84 s.

C’était là une forme de réplique au groupe relevé de sa course de qualification, transportée par les Américaines (3 m 33,59 s) et surtout les Australiennes, qui avaient édité une première fois un record olympique en 3 m 32,39 s.

Overholt 5e

Ce résultat a suivi celui d’Emily Overholt, de West Vancouver, seule autre nageuse canadienne en finale de ce premier jour, qui a terminé cinquième du 400 m quatre nages individuel.

Il faudra cependant se souvenir du ravage causé par la Hongroise Katinka Hosszu dans cette course.

Cette fille d’un ex-joueur de l’équipe nationale de basketball de son pays a littéralement fait exploser le record mondial de l’épreuve en l’abaissant de 2,07 secondes, à 4 m 26,36 s.

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