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Le chef de la CAQ en tournée au Québec jusqu’à la mi-septembre

François Legault mise sur l’identité pour rallier les électeurs des régions

Le chef de la CAQ, François Legault, a profité de la vue sur les ponts de la Ville de Québec, au quai des Cageux, pour lancer sa tournée des régions. Il était accompagné des députés Nathalie Roy, Éric Caire, André Spénard, Marc Picard et Simon Jolin-Barrrette.
PHOTO JEAN-LUC LAVALLÉE Le chef de la CAQ, François Legault, a profité de la vue sur les ponts de la Ville de Québec, au quai des Cageux, pour lancer sa tournée des régions. Il était accompagné des députés Nathalie Roy, Éric Caire, André Spénard, Marc Picard et Simon Jolin-Barrrette.

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Le chef de la Coalition avenir Québec fera de l’identité l’un de ses principaux chevaux de bataille dans les prochains mois. Il entend se distinguer de Philippe Couillard sur ce plan afin de rallier les électeurs des régions qu’il visitera cet été.

François Legault a lancé sa tournée estivale du Québec, mardi matin, à Québec. Outre l’économie et l’éducation, deux thèmes qui lui sont chers, le chef caquiste misera vraisemblablement sur l’identité, un dossier qui «fait peur au gouvernement de M. Couillard», pour tenter de gagner des votes aux prochaines élections en 2018.

«Suite à la tragédie qu’on a encore vécue, à Nice en France, on a un premier ministre qui a dit que la solution, c’est plus d’ouverture! Écoutez, il faut le faire! Un premier ministre qui accuse les Français de manquer d’ouverture, moi, je n’en reviens pas. Je suis gêné (du) premier ministre», a-t-il martelé lors d’un point de presse au quai des Cageux, sur le boulevard Champlain.

«Ne soyons pas naïfs. Il faut lutter contre le terrorisme islamique. Je suis content que les conseillers de M. Couillard, au cours des derniers jours, aient commencé à l’obliger à écrire les mots «terrorisme islamique». Vous avez remarqué dans ses tweets? Il a commencé enfin à oser nommer le problème. Mais il ne faut pas juste nommer le problème, il faut s’y attaquer», a-t-il ajouté.

M. Legault a hâte d’en découdre avec le premier ministre, en chambre, cet automne. «Ce sera un sujet chaud (à la rentrée parlementaire). M. Couillard avait promis au printemps de sortir une proposition pour les accommodements raisonnables ou religieux. Il ne l’a pas fait. Il est mal à l’aise dans ce dossier-là.»

Visite de 50 circonscriptions

François Legault visitera 50 circonscriptions lors de sa tournée estivale qui le mènera aux quatre coins du Québec. Il se rendra dans les comtés où il espère faire des gains lors de la prochaine élection en 2018 et à l’occasion des trois partielles qui seront déclenchées éventuellement dans Saint-Jérôme, Marie-Victorin et Arthabaska.

Le chef caquiste espère faire une percée dans des régions où son jeune parti n’a jamais eu de représentant élu. Sa députation actuelle se concentre principalement dans le 450 et les régions de Québec et de Chaudière-Appalaches.

«On en a assez des vieux partis et des vieilles chicanes. Ce sera mon message partout où j’irai: la CAQ est la seule alternative capable de remplacer les libéraux. Le seul parti qui peut rassembler les Québécois et relancer le Québec», a-t-il déclaré, insistant sur son thème de tournée: «Debout pour le Québec».

Une élection «historique» en 2018? 

«Le plus important, c’est 2018. Je pense que ça peut être une élection historique. Je pèse mes mots, mais ça fait 40 ans au Québec que toutes les élections au provincial portent d’abord sur la question constitutionnelle. On a besoin d’expliquer aux Québécois que c’est urgent, plus que jamais, de sortir de l’alternance souverainiste/pas souverainiste. Moi, je suis convaincu qu’on peut faire mieux.»

Il demande au gouvernement d’agir

Legault maintient la pression pour l’interdiction des pitbulls.

À l’instar du PQ, le chef de la CAQ demande au gouvernement d’interdire les pitbulls et de faire fi des recommandations préliminaires d’un groupe de travail qui suggère d’encadrer la possession des animaux dangereux, sans pour autant les bannir.

Les libéraux ne sont pas obligés d’écouter ce comité, a fait valoir François Legault mardi.

«Nous, notre position n’a pas changé. On pense qu’il faut interdire les pitbulls. Ce sont des chiens avec des mâchoires qui peuvent faire des dégâts. On pense que ce genre d’animal ne devrait pas être permis.»