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Neuf ans de prison pour un ex-militaire

<b>Simon Girard-Lévesque</b><br />
Délinquant sexuel
photo d'archives Simon Girard-Lévesque
Délinquant sexuel

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Un ex-militaire reconnu délinquant sexuel, qui a abusé de 13 adolescentes, a écopé d’une peine de neuf ans de prison.

Simon Girard-Lévesque, âgé de 29 ans, a été reconnu coupable de 47 chefs d’accusation de nature sexuelle l’an dernier, mais il vient seulement de connaître sa sentence.

Selon le juge, le prédateur sexuel avait le même modus operandi pour trouver ses victimes.

Ainsi, en approchant des jeunes filles âgées de 12 à 16 ans sur Facebook, l’ex-militaire a réussi à obtenir des faveurs sexuelles en prétendant devoir relever le défi de coucher avec la fille la plus jeune possible.

Sur une période de deux ans, il a leurré 13 adolescentes, a eu des contacts sexuels avec cinq d’entre elles et en a agressé sexuellement deux, en plus d’en avoir séquestré une.

Des promesses

Simon Girard-Lévesque promettait même une compensation allant de la caisse de bière – pour une fellation – jusqu’à 4000 $ à ses victimes originaires des régions de Québec, de Lanaudière et des Laurentides.

Il a aussi été reconnu coupable de deux chefs de pornographie juvénile. La Couronne réclamait 12 ans de prison alors que la défense voulait deux fois moins.

Mais puisque Simon Girard-Lévesque a déjà purgé deux ans, deux mois et 16 jours de détention préventive, ce qui équivaut à trois ans, un mois et huit jours, il ne lui reste que cinq ans, 10 mois et 22 jours à passer derrière les barreaux.

Pendant son procès, le prédateur sexuel a dit croire que ses agissements et «sa déroute sexuelle» étaient une conséquence du stress post-traumatique après ses deux missions en Afghanistan.

Phénomène de société

Il s’était aussi défendu en disant qu’il voulait vérifier un phénomène de société selon lequel des adolescentes offraient des fellations contre 5 $, ce que le juge n’avait pas trouvé crédible.

Des psychiatres et sexologues qui l’ont évalué ont par ailleurs conclu que l’homme à la personnalité narcissique est à risque élevé de récidive de nature sexuelle à sa sortie de prison.

C’est pourquoi il est déclaré délinquant à contrôler pour une période de 10 ans à sa sortie de l’ombre.