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24 heures d’horreur aux mains d’un monstre

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Quelques heures après son arrestation, quand un enquêteur lui a demandé s’il comptait devenir un tueur en série, Patrick Lévesque Paquette a hésité huit longues secondes avant de répondre: «On va dire que non...» Enlevée, menottée et agressée pendant 24 heures, sa victime était pourtant convaincue de finir sa vie au fond d’un fossé. À l’approche de la sentence de celui qu’elle a qualifié de «sociopathe», Le Journal révèle les dessous de l’agression sournoise et crapuleuse dont a été la cible une Montréalaise de 25 ans.

Patrick Lévesque Paquette avait tout planifié, tout prémédité. Cela faisait deux semaines que le résident de Québec traquait Chloé (nom fictif), dans le but de cocher un des éléments de sa check list. Sur sa liste de choses à faire: violer une femme.

«Je sais que ce n’est pas normal, mais je le fais pareil. Ce qui est normal n’est pas nécessairement ce qui est bien, c’est juste la norme», a dit le violeur à l’enquêteur Patrick Larrivée, de la police de Richelieu-Saint-Laurent, lors de son interrogatoire de sept heures.

En novembre 2015, Chloé a placé une annonce sur le site Craigslist pour acheter un médicament s’apparentant à la morphine. Patrick Lévesque Paquette répond à cette annonce, en utilisant le faux nom de Patrick Gagnon.

Il propose à Chloé du Dilaudid, un puissant narcotique. Dix comprimés d’un milligramme pour 20 $, livraison incluse.

Une proie vulnérable

«C’était une belle opportunité, elle était vulnérable, vu son objectif de se procurer de la drogue», s’est vanté par la suite l’homme de 25 ans à l’enquêteur.

Il pensait que Chloé était une junkie et qu’elle ne dirait à personne qu’elle avait un rendez-vous avec lui.

Chloé et l’homme échangent courriels et photos pendant les deux semaines qui suivent. Le but: s’assurer qu’aucune des deux parties n’est un flic.

Puis, un rendez-vous est convenu, le 30 novembre 2015 à 14 h 30. Chloé tenait à ce que ça se fasse dans un lieu public. L’accusé propose le parc Raymond-Préfontaine, situé tout près de la station de métro du même nom. Il a choisi cet endroit, qui se trouve à 240 km de chez lui, en faisant des recher­ches sur Google Map.

Lévesque Paquette dit à Chloé qu’il sera vêtu de noir et qu’il l’attendra en lisant un livre, sur un banc, près du skate park.

Le jour venu, il prend une douche et saute dans sa Hyundai Santa Fe, direction la métropole.

Avant de quitter Québec, il prend soin d’aller acheter des sandwichs, des fruits et des légumes. Il en aura besoin plus tard, quand Chloé sera séques­trée.

Lévesque Paquette arrive au lieu de rendez-vous vers 14 h 10. Il se stationne à proximité du parc et s’installe sur un banc, avec un livre, comme prévu.

«Bonjour, Patrick!» lui lance Chloé, en anglais. Elle lui tend alors un paquet de cigarettes vide, dans lequel elle avait préalablement mis un billet de 20 $.

«Je ne fume pas», lui répond-il, sans ouvrir le paquet.

«C’est pour le paiement», rétorque Chloé.

Lévesque Paquette réalise qu’il a devant lui celle qui va devenir sa proie pour les 24 prochaines heures.

Un faux policier

Il l’invite à monter dans son véhicule utilitaire sport, où se trouve la drogue. L’agresseur s’assoit sur le siège du conducteur et Chloé sur celui du passager avant. Il ouvre le cendrier du VUS.

Chloé saisit le sachet de Dilaudid et s’apprête à sortir du véhicule.

«Une dernière chose...», lance Lévesque Paquet­te, en brandissant une paire de menottes.

Croyant qu’elle venait de se faire piéger par un policier en civil, Chloé ne résiste pas. La femme de 25 ans tend même les mains à son agresseur pour qu’il la menotte.

«Se faire passer pour un policier, c’était une façon facile de l’enlever sans avoir à utiliser la force», dit-il.

Il lui demande son permis de conduire et lui pose une multitude de questions sur son identité. Chloé ne répond pas aux questions. Elle se croit en état d’arrestation.

«C’est correct de garder le silence», lui dit Lévesque Paquette, ajoutant qu’il lui lira bientôt ses droits.

Il démarre son véhicule et dit à Chloé qu’ils vont se rendre à la station de métro Joliette, située 650 m plus loin.

Mais ce n’est pas là que le kidnappeur compte aller. Chloé s’en rend vite compte lorsqu’elle le voit tourner en rond dans un quartier résidentiel de l’Est de Montréal, puis prendre le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine en direction de la Rive-Sud.

Dans un cul-de-sac

Elle commence à s’inquiéter. «Soit je viens de me faire arrêter et je suis dans le trouble, soit je vais me faire violer et tuer par cet homme», se dit-elle.

«Où est-ce qu’on va?» demande finalement Chloé.

«À Saint-Hyacinthe. Mon bureau est là-bas», répond Lévesque Paquette.

Mais il ne se dirige pas du tout là où mènent les panneaux annonçant le poste de police que Chloé a vus sur l’autoroute 20. C’est de plus en plus étrange, se dit la jeune femme.

L’agresseur conduit jusqu’à un quartier industriel. Il s’arrête dans un cul-de-sac, près d’un boisé.

«J’imagine que tu as compris maintenant que je ne suis pas un flic», lance-t-il à Chloé, ajoutant qu’il l’a amenée jusque-là pour avoir du sexe avec elle.

«NON!» répond-elle catégoriquement.

«C’est la pire chose qui peut arriver à une femme», continue Chloé.

Elle essaie ensuite de négocier pour que le kidnappeur la ramène chez elle. Il la reconduira à Montréal seulement après qu’ils aient eu des relations sexuelles, tranche-t-il. Chloé peut collaborer ou non, mais Lévesque Paquette a la ferme intention de la violer. Il le lui dit clairement.

Instinct de survie

Ça peut se faire en douceur ou elle peut être battue et laissée dans un fossé, précise le kidnappeur. Agissant par instinct de survie, Chloé se résout à «collaborer».

Afin que sa victime ne se sauve pas, il lui menotte une main à l’appui-tête du siège du conducteur avec une contention en velcro. Il la somme de se dévêtir.

Lévesque Paquette promet à Chloé qu’elle n’aura pas d’ecchymoses.

Il est plus de 16 h, mais il fait encore clair dehors. Chloé voit arriver un camion, qui se stationne près du boisé. C’est un homme qui va promener son chien.

«C’est ma chance de me sauver», se dit-elle. Le temps d’un éclair, Chloé arrache le velcro qui la retient au siège, débarre sa portière et tente de fuir.

Mais son bourreau la rattrape instantanément. Elle glisse au sol. Il tente de la ramener dans le véhicule en lui faisant une clé à la gorge. Chloé se débat. Elle ne veut pas être menottée à nouveau. «À l’aide!» hurle-t-elle.

Lévesque Paquette la pousse hors du VUS. Il en sort en vites­se et la plaque au sol. Il est plus grand et plus fort qu’elle.

«Si tu ne veux pas aller dans l’auto, on va aller dans le bois», lui dit-il.

Un couteau menaçant

Chloé se débat plus fort, jusqu’à ce que son kidnappeur lui montre qu’il a un couteau à sa taille.

«Ne me fais pas utiliser mon couteau», la menace-t-il.

Chloé cesse de bouger. Son agresseur la traîne dans le coffre du véhicule utilitaire sport.

Les sièges sont rabattus. Lévesque Paquette a déjà fixé une paire de menottes à un ancrage de chaque côté du coffre. Il a tout prévu.

Le kidnappeur attache Chloé, les bras en croix, couchée sur le dos, au fond du VUS. La noirceur vient de tomber à l’extérieur.

Il lui dit qu’ils doivent changer d’endroit. C’est de sa faute puisqu’elle a crié et qu’elle s’est débattue, note le violeur.

Il conduit pendant une quinzaine de minutes, puis s’arrête dans un rang près de l’autoroute 20. C’est l’endroit qu’il a choisi pour la violer.

Il commence à faire froid, alors Lévesque Paquette donne une couverture à Chloé.

À ce moment-là, elle ne souhaite qu’une chose: que son calvaire prenne fin le plus rapidement possible.

Lévesque Paquette agres­se sexuellement Chloé, sans condom. Puis, il se blottit contre elle. Chloé est toujours attachée au VUS.

Une attaque sordide planifiée et perpétrée sur plus de 300 km

Le violeur filme toute la scène avec sa tablette électronique, placée entre les deux sièges.

Chloé pense qu’il va maintenant la ramener chez elle. Enfin. Mais son bourreau veut trouver un endroit où prendre une douche, parce qu’il a laissé son ADN sur elle.

Menottée à l’évier

Il met un bandeau sur les yeux de Chloé et une couverture sur sa tête. C’est l’obscurité totale.

Lévesque Paquette cherche un endroit dans son GPS. Il loue une chambre au motel Mont-Saint-Hilaire & Cabines vers 18 h 30. Le calvaire de Chloé dure depuis déjà quatre heures.

Le kidnappeur menotte Chloé à l’évier de la salle de bains. Il apporte ensuite tout son attirail dans la chambre: jouets sexuels, diverses menottes, gants en latex bleus, nourriture, etc.

Il a même prévu des draps en satin rouge, parce que c’est doux. Il permet à Chloé de prendre un bain après s’être assuré qu’elle ne pouvait pas fuir par la fenêtre.

L’agresseur lui annonce qu’il a l’intention de la garder pour la nuit. Il veut encore du sexe.

Il refuse de lui donner ses vêtements, qu’ils a fouillés et pliés. De nouveau prise au piège, Chloé est désespérée. Elle n’a nulle part où aller. Elle fixe le rideau pendant 30 minutes tandis qu’il l’interroge. Elle pleure, pensant à ses amis qui doivent s’inquiéter de sa si longue absence.

Comme un « poisson mort »

Le violeur abuse ensuite d’elle à six ou sept reprises pendant la nuit. Très minutieux, il utilise toujours des gants lorsqu’il touche quelque chose. Mais il ne porte jamais de préservatif. Il filme des séquences du viol avec sa tablette.

Chloé n’a plus de force. Elle est comme un «poisson mort», selon ce qu’elle dit à l’enquêteur Alain Malouin par la suite.

Entre chaque relation sexuelle, le violeur exige qu’elle se lave. Lors des rares moments où ils dorment, il attache la jambe de Chloé à la sienne. Et il la serre dans ses bras.

Lévesque Paquette lui répète constamment qu’elle est forte, brave et courageuse. «Tu vas sourire encore. Peut-être pas pour un bout de temps, mais tu vas sourire», lui dit-il comme pour la rassurer faussement.

Le kidnappeur lui avait promis de la ramener chez elle avant le lever du soleil. Le matin venu, la jeune femme le presse de lui dire quand elle pourra rentrer chez elle. Il est plus de 9 h.

«Je vais devoir briser ma promesse», lui répond-il finalement. Chloé est en larmes. Il lui redonne ses vêtements et la filme pendant qu’elle s’habille. Il voulait un souvenir de son corps en entier.

Cela représentait un moment marquant de sa vie à lui aussi, a expliqué le violeur à l’enquêteur lors de son interrogatoire.

Fin du cauchemar

Lévesque Paquette ramène la jeune femme dans son VUS, en s’assurant qu’elle ne puisse pas voir où ils étaient. Il la menotte au levier de vitesse et lui donne un choix étonnant. «Tu veux que je te reconduise à l’hôpital, au poste de police ou à une station de métro», demande-t-il à Chloé.

Effrayée, et croyant qu’il s’agissait encore d’un piège, elle choisit la station de métro. Elle était loin de se douter que son cauchemar se terminerait à peine 300 mètres plus loin, à l’entrée du pont Jordi-Bonet.

Deux policiers affectés à la circulation y sont postés, dans une auto-patrouille munie d’un lecteur de plaques. Lévesque Paquette passe devant eux. Il n’a pas le droit de conduire et il le sait très bien.

Son permis est suspendu pour cause d’amendes impayées.

Les patrouilleurs allument sirène et gyrophares et se lancent à sa poursuite. Le chauffard fait de brusques changements de voie pour fuir. Il roule à 90 km/h.

Il monte sur un trottoir avec son véhicule et percute un arbre et un panneau d’arrêt. Les coussins gonflables se déploient, la poursuite est finie.

Un heureux hasard

Le calvaire de Chloé aussi. «Je crois que ce sera tout pour moi», lui dit son bourreau avant de la démenotter rapidement du levier de vitesse.

Lévesque Paquette savait qu’il finirait par se faire prendre, mais pas aussi vite.

Il sort de son véhicule et il fait face à l’agent Steve Mathieu.

«Arrête-moi. Mets-moi les menottes. Je suis coupable. C’est moi qui l’ai fait», lui lance-t-il sans détour, en tendant les mains. L’agent Mathieu le met en état d’arrestation pour conduite dangereuse. Il est 10 h 50, le 1er décembre.

Le patrouilleur ne connaît pas encore l’ampleur du plan que son partenaire et lui viennent de déjouer par pur hasard.

Pendant ce temps, l’agent Jonathan Massé découvre Chloé, tremblante.

Il lui offre de s’asseoir dans l’auto-patrouille pour voir si elle est blessée. C’est là que l’agent remarque la menotte toujours fixée à son poignet.

«J’ai été kidnappée», lui lance-t-elle.

Aucune empathie

Le patrouilleur fait vite le lien avec une information reçue lors du briefing matinal. Une proche inquiète avait déjà signalé la disparition de Chloé à la police de Montréal. C’est bien plus qu’une interception de routine, pense l’agent.

Les patrouilleurs fouillent le violeur et son véhicule et découvrent à quel point il était préparé.

Photo courtoisie

Lors de son interrogatoire, Lévesque Paquette avoue n’avoir aucune empathie. Pour preuve, lorsque Chloé ment en lui disant ne pas être en couple, il lui répond: «C’est bien. C’est mieux de briser une seule personne qu’une relation.» Elle était en couple depuis plus de deux ans.

Le 2 décembre 2015, Patrick Lévesque Paquette a été accusé de 17 chefs, allant du trafic de drogue à la conduite dangereuse en passant par l’agression sexuelle et la séquestration. Il est détenu depuis.

L’homme de 25 ans n’a aucun antécédent judiciaire. Il a mentionné aux enquêteurs de la police de Richelieu-Saint-Laurent que c’était la première fois qu’il posait un tel geste.

Coupable

Ceux-ci n’ont pas semblé le croire, car la Sûreté du Québec a demandé l’aide du public, pensant que Lévesque Paquette aurait pu faire d’autres victimes. Personne ne s’est manifesté à ce jour.

En avril dernier, il a plaidé coupable à 12 des accusations portées contre lui.

À cette occasion, la procureure de la Couronne Me Sandra Bilodeau a mis une heure à raconter au juge Gilles Charpentier le calvaire de Chloé.

<b>Sandra Bilodeau</b><br>
<i>Procureure</i>
Photo Chantal Poirier
Sandra Bilodeau
Procureure

L’agresseur a quant à lui été envoyé à l’Institut Philippe-Pinel pour subir une évaluation sexologique.


♦ Patrick Lévesque Paquette reviendra en cour le 24 août prochain.

Un attirail qui donne froid dans le dos 

Photo courtoisie

Pour son agression planifiée avec une terrifiante minutie, Patrick Lévesque Paquette s’était muni d’une panoplie d’objets dont:

  • plusieurs paires de menottes
  • un pistolet à impulsions électriques
  • une lampe de poche
  • une trousse de crochetage contenant 13 outils
  • des jouets sexuels
  • du ruban adhésif (Duck tape)
  • plusieurs comprimés divers
  • des gants chirurgicaux
  • des lingettes humides
  • un couteau à lame rétractable
  • un spéculum
Photo courtoisie

Il voulait violer un enfant

Comme si ce qu’il a fait à Chloé n’était pas déjà assez sordide, Patrick Léves­que Paquette a dit aux enquêteurs qu’il voulait avoir une rela­tion sexuelle avec un enfant.

Il a indiqué avoir «une attirance particulière pour les filles de 10-12 ans», mais qu’il s’en tenait loin.

Durant l’interrogatoire, l’homme de 25 ans a néanmoins avoué être un grand consommateur de pornographie juvénile.

Plus de 6300 images et fichiers animés ont été découverts lors d’une perquisition effectuée à son domicile de Québec, après son arrestation pour l’enlèvement et le viol de Chloé.

Illégal ?

Lévesque Paquet­te regarde de la pornographie juvénile une à deux fois par jour, lorsqu’il a le temps, précise-t-il. Il trouve ridicule que ce soit illégal.

Le pédophile dit avoir téléchargé à peu près tout ce qu’il a pu trouver sur internet. Il bonifie sa collection chaque semaine.

Lévesque Paquet­te utilise des réseaux d’échange de pédophiles.

Paradoxalement, il prétend aller sur ces forums dans le but de dénoncer un pédo­phile.

C’est un autre élément de sa check list, a-t-il dit aux enquêteurs. Comme le viol de Chloé.

Finalement, il s’est dénoncé lui-même. Le 29 avril dernier, Lévesque Paquette a plaidé coupable à deux chefs liés à la pornographie juvénile.

Impossible d’oublier son sourire

Le visage souriant du kidnappeur Patrick Léves­que Paquette restera gravé à jamais dans la mémoire des patrouilleurs qui l’ont arrêté.

«Il est resté souriant tout le long. Un sourire anormal dans les circonstances. C’est un visage que tu ne peux pas oublier», dit l’agent Steve Mathieu.

«On dirait qu’il n’était pas connecté sur ce qu’il venait de faire. Ça n’avait pas l’air de le déran­ger», ajoute son partenaire, l’agent Jonathan Massé.

Les deux patrouilleurs de la police de Richelieu-Saint-Laurent étaient au bon endroit au bon moment, le 1er décembre 2015, à Belœil.

Les agents Jonathan Massé (à gauche) et Steve Mathieu ont arrêté le kidnappeur et libéré la victime.
Photo Claudia Berthiaume
Les agents Jonathan Massé (à gauche) et Steve Mathieu ont arrêté le kidnappeur et libéré la victime.

Un timing parfait

«Cinq minutes plus tôt, on n’était même pas stationnés là. Le timing était parfait. La victime a dû prier», croit l’agent Massé.

En entrevue avec Le Journal, les deux policiers affectés à la circulation sont conscients d’avoir «fait une bonne shot», ce matin-là.

Le duo expérimenté a non seulement arrêté un criminel dangereux, mais il a aussi sans doute sauvé la vie à Chloé.

«On ne sait pas comment ça aurait pu finir. C’est quasiment un scénario de film, tout ça», illustre l’agent Massé.

La femme de 25 ans avait été violée et séquestrée pendant 24 heures lorsque les patrouilleurs se sont lancés à la poursuite de Patrick Léves­que Paquette.

Le lecteur de plaques de leur auto-patrouille a émis une alerte pour un permis sanctionné lorsque la Hyundai Santa Fe du kidnappeur est passée devant eux.

«Sans ça, on ne l’aurait pas intercepté. Il n’était pas encore recherché, dit l’agent Mathieu. On ne s’attendait pas à tomber sur ça. On était contents que le calvaire de la jeune femme soit fini.»

Malgré tout, les deux agents estiment «n’avoir fait que leur travail», tout comme les 16 autres policiers qui ont été affectés à cette enquête.