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Un «batteur de femmes» retrouve sa liberté malgré un fort risque de récidive

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Un «batteur de femmes», qui a écopé d’une peine de quatre ans de pénitencier en décembre 2013, a été remis en liberté au début du mois d’août malgré un risque de récidive jugé élevé.

Selon la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC), André Gingras est toujours considéré comme manipulateur et n’a exprimé que très peu de remords envers sa victime lors de son incarcération.

Qualifié de «véritable batteur de femmes» au moment de son entrée en prison, M. Gingras a été assigné à une résidence supervisée jusqu’à la fin de sa peine par la CLCC.

M. Gingras avait écopé de quatre ans d’emprisonnement pour avoir sauvagement frappé sa nouvelle conjointe de 62 ans le 12 décembre 2013. Il s’agissait de la sixième condamnation de l’individu en matière de violence conjugale.

Dans sa décision, dont Le Journal a obtenu copie, la CLCC indique que malgré son niveau de motivation et de responsabilité, le potentiel de réinsertion sociale d’André Gingras «est considéré comme étant faible».

«Votre risque de violence générale est évalué à modéré-élevé, tout comme votre risque en matière de violence conjugale, et ce, dans une perspective à court, moyen et long termes», peut-on lire dans la décision.

Conditions

D’ailleurs, de l’avis de la CLCC, André Gingras a réalisé peu de progrès en cours d’incarcération, ce qui le positionne au même point que lors de la perpétration des délits.

«Vous ne semblez pas comprendre votre dynamique de violence et plus particulièrement dans vos rapports avec la gent féminine», explique-t-on.

Selon une évaluation psychologique faite en prison, André Gingras a toujours tendance à se déresponsabiliser de ses actes, qu’il met souvent sur le dos de sa consommation d’alcool.

Outre la condition de vivre dans un centre approuvé par le Service correctionnel du Canada, une série de mesures a été imposée à André Gingras, dont celle de ne pas consommer d’alcool ni de drogue.

Cependant, on note au dossier que, par le passé, André Gingras a «omis de [se] conformer à des ordonnances de probation ainsi qu’à des engagements pris lors de libération». «Vos intervenants constatent que, par le passé, vous avez déjà omis de respecter des interdits de contacts avec les victimes», explique-t-on.