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Demande d’injonction contre Canadian Malartic

Demande d’injonction contre Canadian Malartic
Photo d’archives, Carole-Anne Jacques

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MALARTIC | Des citoyens de Malartic ont déposé une demande d’injonction lundi afin d’obliger la mine Canadian Malartic à respecter les normes en matière de bruit et de poussières.

La mine Canadian Malartic est une des plus importantes mines d’or à ciel ouvert au Canada et elle est située à quelques mètres de la ville de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue. Certains citoyens situés à proximité se plaignent depuis l’ouverture de la mine en 2011 du bruit, des poussières et des vibrations dans la municipalité.

Benjamin Gagnon Lamothe et Dave Lemire, deux citoyens du quartier-sud de Malartic, ont déposé une demande d’injonction. Selon eux, la mine ne respecte pas certaines conditions du certificat d’autorisation qui lui a été délivré en 2009 pour opérer la mine près de la municipalité.

Selon la demande d’injonction, la mine aurait dépassé à plus de 3500 reprises les normes émises par le ministère de l’Environnement, principalement pour le non-respect des limites de bruit, des vibrations et pour la qualité de l’air dans la municipalité.

Sommeil perdu

Les citoyens affirment subir des préjudices irréparables de la part de la minière. «Des nuits de sommeil sont perturbées ou perdues pour eux et leurs enfants avec toutes les conséquences que cela peut supposer sur le plan du bien-être physique et psychologique», peut-on lire dans la demande d’injonction.

Selon Messieurs Gagnon Lamothe et Lemire, aucune somme d’argent ne peut compenser adéquatement ce préjudice alors que la mine ne subit aucun préjudice à respecter les conditions imposées par le gouvernement.

Recours collectif

Des citoyens de Malartic ont déposé le 1er août un recours collectif contre la mine qui pourrait atteindre jusqu’à 70 M$ en dédommagement pour les impacts qu’ils disent subir.

De son côté, la mine a mis en place un Guide de cohabitation qui propose d’acheter les résidences de tous les citoyens mécontents situés au sud de la voie ferrée, ce qui représente 700 résidences. Les citoyens ont jusqu’en 2018 pour signifier leur intention.

La mine Canadian Malartic demande au gouvernement la permission d’agrandir ses installations afin de prolonger sa durée de vie de six ans, soit jusqu’en 2028. Quelque 1200 emplois dépendent de la mine. Le Bureau d’audiences publiques en environnement a récemment tenu des audiences publiques sur la question. Son rapport est attendu à l’automne.