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«Ronagate»: Couillard nie toute implication

Le premier ministre Philippe Couillard procède à un remaniement de son cabinet.
Daniel Mallard/Agence QMI «Bien sûr que non», a laconiquement répondu le premier ministre à un journaliste.

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À l’exemple de son ex-ministre Jacques Daoust, Philippe Couillard nie avoir été informé de la vente des actions qu’Investissement Québec détenait dans RONA, et à plus forte raison l’avoir autorisée.

«Bien sûr que non», a laconiquement répondu le premier ministre à un journaliste. Le problème demeure entier, estime le député caquiste François Bonnardel. «Le premier ministre tente de balayer le “Ronagate” sous le tapis. Au-delà de l’agneau sacrifié [Jacques Daoust], je ne crois pas que, par un simple OK, l’ex-chef de cabinet de M. Daoust a pris sur ses épaules la vente de 144 millions $ d’actions de RONA.»

La décision d’acheter les actions de RONA avait été prise par le gouvernement de Jean Charest à l’été 2012, pour protéger la chaîne de quincailleries québécoise d’une prise de contrôle hostile. «La décision d’acheter des actions de RONA était politique, celle de les vendre était tout aussi politique», fait valoir le chef intérimaire du PQ Sylvain Gaudreault. Il reste à savoir qui a pris la décision de vendre.

Qui a autorisé la vente ?

La CAQ dit avoir essuyé le refus des libé­raux quant à la possibilité d’entendre l’ex-patron de RONA Robert Dutton, Jacques Daoust et son ex-chef de cabinet Pierre Ouellet à la commission parlementaire qui s’ouvrira jeudi pour faire la lumière sur cette affaire.

«Dès lundi matin, je ferai une nouvelle demande. J’espère que M. Couillard et son gouvernement reviendront sur leur décision», annonce le député de Granby.

Les députés du PQ et de la CAQ persistent à demander qui, au gouvernement, a autorisé la vente des actions de la chaîne RONA. «Je ne comprends pas que le premier ministre tente de balayer une transaction comme ça sous le tapis. [...] Même si on ne peut pas revenir en arrière, c’est un fleuron québécois qui vient de nous quitter. Il y a quelqu’un dans la chaîne de commandement qui continue à nous mentir.»