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Un bolide au bout d’une raquette

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Photo AFP Lee Chong Wei

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RIO DE JANEIRO | Plus rapide qu’un drive de Rory McIlroy, un service de Novak Djokovic ou un tir d’Ibrahimovic: le volant du badminton, cinq grammes de plumes d’oie propulsés à près de 500 km/h par les maîtres asiatiques de la discipline.

À 493 km/h exactement, en fait, vitesse à laquelle a été flashé le volant frappé par le Malaisien Tan Boon Heong lors d’un test en 2013 par une marque de raquette: le record officiel. En compétition, c’est un autre Malaisien, le no 1 mondial Lee Chong Wei, en finale pour le titre olympique à Rio samedi, qui détient le record, depuis 2015, à 408 km/h. Une vitesse enregistrée via la technologie du Hawk Eye.

Paradoxalement, le volant est le projectile le plus rapide parmi tous les sports au programme olympique. Plus que les flèches du tir à l’arc (environ 240 km/h) ou les balles du golf.

Avec un club, la frappe la plus puissante a été mesurée en 2007 et appartient à l’Américain Jason Zuback, un spécialiste des concours de «long drive», avec une vitesse de 328 km/h.

De tous les sports de raquettes, c’est le squash qui est le plus proche du «bad», avec un service chronométré à 282 km/h pour l’Australien Cameron Pilley, le 14e mondial, en octobre 2011.

Tennis

Mais le tennis suit de près, avec des services à plus de 200 km/h pour les gros frappeurs du circuit, le no 1 mondial serbe Novak Djokovic, l’Américain John Isner ou le Croate Karlovic, loin devant le tennis de table par exemple (112,5 km/h par le Néo-Zélandais lark Barndt en 2003). Sur les courts, le record est détenu par un quasi-inconnu, un autre Australien, Samuel Groth, auteur d’un coup de canon à 263 km/h lors d’un tournoi Challenger à Busan, en Corée du Sud, en mai 2012.