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8 façons de bien vivre un changement

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Les changements sont constants, dirait le Bouddha. Parfois, on les souhaite, parfois non, chaque fois il faut un temps pour s’habituer. Voici des petites choses à retenir sur les changements que la vie nous impose ou nous propose.

1. Notre nature et notre éducation.

On réagit de prime abord à un changement selon son tempérament et ce qu’on a vécu quand on était enfant. Des parents du genre «statiques» peuvent influencer leur enfant dans les deux sens: recherche perpétuelle de nouveauté ou désir profond que rien ne bouge. Le simple fait d’observer ses réactions est utile. Exemple: si vous m’annoncez un changement, vous pouvez être assuré que, dans un premier temps, je vais me fâcher et que deux jours plus tard je serai ravie. D’autres seront plus calmes en premier et s’adapteront lentement. Tous les cas de figure existent et c’est toujours un mélange d’éducation et de tempérament.

2. Les renoncements nécessaires.

En plus, tout changement, même celui qu’on perçoit comme agréable (un nouvel ­emploi intéressant, un nouvel amour, un déménagement souhaité), nécessite de renoncer à quelque chose. Il y a une sorte de deuil à faire, une situation que l’on quitte.

3. L’adaptation.

Quand un changement survient, il faut se donner le temps de s’adapter. Si, après une période d’arrêt, une personne commence à étudier ou à travailler, se lever tôt, faire son lunch, prendre l’autobus, etc., cela nécessite une discipline à reprendre. Si quelqu’un commence sa retraite, il en sera peut-être heureux, mais il lui faudra tout de même un temps d’adaptation. En se rappelant qu’il est juste normal de ne pas être trop à l’aise dans une situation nouvelle, on peut rester relativement calme.

4. Les changements imposés.

Quand un changement nous est imposé, il est normal d’être triste ou en colère, d’avoir peur, de réagir émotionnellement. En fait, ce qui serait inquiétant serait de se faire croire que tout va bien. Il vaut mieux exprimer ce qu’on ressent ou au moins être capable d’y penser. De toute façon, après la colère, la peine, la crainte, l’acceptation se pointe généralement. C’est une question de temps. Cela dit, certaines colères et révoltes sont parfaitement justifiées.

5. Les résistants.

Certaines personnes sont un peu psychorigides. Elles voudraient que tout se fasse dans un ordre établi, qu’on bouge le moins possible, qu’on répète inlassablement les gestes du passé. On remplissait cette fiche de cette façon à l’époque, il faudrait perpétuer ce comportement jusqu’à la fin de l’éternité. Or, les temps changent, la façon d’agir également.

6. La confiance en soi.

Parfois, un changement survient, mais on ne sait pas trop si on saura atteindre les nouveaux ­objectifs. En réalité, qu’il s’agisse de soi ou d’une autre personne, il faut se faire confiance et fixer son attention sur les compétences qu’on a pour atteindre nos buts: on est capable! Qu’il s’agisse de vous ou d’un proche, on nomme les avancées, les réussites, les pas qui sont faits.

7. «Kaizen».

Parlant de petits pas, «kaizen» est un mot ­japonais qui signifie «vers le meilleur changement»; il s’agit d’un processus d’amélioration qui se fait à petits pas. Le docteur Robert Maurer a mis au point une méthode en s’inspirant de ce concept japonais: une grosse personne doit manger moins de frites, elle soustrait une frite par jour de son alimentation. Quelqu’un d’autre doit faire du sport, c’est impératif pour sa santé, il commence par 30 secondes par jour devant sa télé s’il le désire (oui, 30 secondes!). L’idée est que ce soit petit, constant, continu. Ces ­minuscules changements ont l’avantage de ne pas créer de ­panique à l’intérieur de soi. On change sans trop le réaliser, sans devenir anxieux.

8. Quand rien ne bouge.

Il ­arrive quand même qu’on ­attende un changement et que rien ne bouge. On peut alors se poser ces questions: «Est-ce que je m’attarde seulement à ce que je ne veux plus? Est-ce que je peux nommer ce que je voudrais, ce que j’aimerais?» Si vous ­répondez oui à la première ­question et non à la deuxième, on peut prendre un moment, une semaine, un mois, un an, pour ­réfléchir à ce qu’on souhaite vraiment. Ensuite, un changement pourra s’amorcer.