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RONA: une crise politique que Couillard veut éviter à l'avenir

RONA: une crise politique que Couillard veut éviter à l'avenir
Photo Daniel Mallard

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Philippe Couillard souhaite à tout prix enterrer l'affaire RONA-Daoust et éviter tout risque de «crise politique» la prochaine fois qu'une entreprise québécoise fera l'objet de convoitise et d'une acquisition par une firme étrangère.

«Il ne faut pas envoyer le signal à l'étranger qu'à chaque fois qu'une entreprise québécoise fait l'objet d'une tentative d'acquisition ou d'une acquisition, ça va déclencher une crise politique, on ne peut pas faire ça, ça va faire diminuer la valeur des entreprises québécoises», a plaidé le premier ministre du Québec à l'occasion d'un point de presse à Boston.

C'était la première fois que Philippe Couillard s'exprimait depuis le témoignage livré jeudi dernier par l'ex-chef de cabinet de Jacques Daoust, Pierre Ouellet, en commission parlementaire. M. Ouellet a déclaré avoir informé Jacques Daoust de l'intention d'Investissement-Québec de vendre les actions qu'elle détenait dans RONA contredisant ainsi son ancien patron qui avait toujours soutenu n'en avoir rien su.

Jacques Daoust était ministre de l'Économie quand, en novembre 2014, Investissement-Québec lui avait demandé l'autorisation de vendre les actions qu'elle détenait dans RONA. «C'est leur responsabilité, ils vivront avec les conséquences», aurait répondu M. Daoust à son chef de cabinet.

Philippe Couillard reconnaît que les choses ont pu changer au cours des derniers jours et soutient que le départ de Jacques Daoust lui permet de déclarer l'affaire close. «Les choses ont changé; on avait les deux vérités irréconciliables. L'important c'est de rappeler que la transaction a eu lieu et qu'elle est consensuelle.» Il passe l'éponge sur le témoignage de Pierre Ouellet et la nouvelle version livrée au Journal par Jacques Daoust, après le témoignage de Pierre Ouellet, dans laquelle il reconnaît avoir été informé des intentions d'Investissement-Québec dans la filière RONA.

Philippe Couillard maintient qu'il n'a pas été mis au fait des manoeuvres d'Investissement Québec et n'entend pas répliquer aux accusations du PQ et de la CAQ qui lui reprochent d'avoir protégé un ministre qui avait menti. «Je n'ai rien à dire là-dessus. M. Daoust n'est plus au gouvernement, le dossier est clos et on passe à autre chose», a terminé M. Couillard.