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Mis à la porte de l’entreprise familiale par ses proches

Emballages Bettez tente de faire disparaître son nom lié à l’affaire Cédrika

Jonathan Bettez est considéré comme un des principaux suspect dans l'affaire Cédrika Provencher.
Photo Agence QMI, Andréanne Lemire Jonathan Bettez est considéré comme un des principaux suspect dans l'affaire Cédrika Provencher.

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TROIS-RIVIÈRES | Jonathan Bettez, considéré comme un suspect important dans l’enlèvement de Cédrika Provencher, a été mis à la porte de l’entreprise familiale par ses proches.

Emballages Bettez a tenté par tous les moyens de faire disparaître le nom Bettez depuis l’arrestation de Jonathan, qui occupait jusqu’à son arrestation le titre de directeur général de l’entreprise fondée par son père.

L’affiche devant l’entreprise a été retirée mercredi matin et les camions de livraison sont maintenant non lettrés pour éviter que les clients de l’entreprise n’éprouvent de malaise.

Jonathan Bettez a été accusé mardi de possession et distribution de pornographie juvénile.

L’homme de 36 ans n’a jamais été accusé pour l’enlèvement de Cédrika Provencher, mais il est le principal suspect, lui qui était le propriétaire d’une Acura rouge le 31 juillet 2007 au moment de l’enlèvement et qui a refusé de passer à cinq reprises le test du polygraphe, malgré les demandes des policiers et de la famille de Cédrika Provencher.

Encore mercredi, les policiers se sont rendus au domicile du père de Jonathan Bettez possiblement pour les convaincre de collaborer à l’enquête.

Les clients partent

Plusieurs clients ont choisi de claquer la porte à la suite de son arrestation pour pornographie juvénile, mettant en péril la survie de l’entreprise familiale.

«C’est hyper stressant pour les employés et le nouveau DG de garder l’entreprise en vie», explique le porte-parole Éric Barbeau.

Même si Jonathan Bettez n’y travaille plus, son père en est toujours l’actionnaire principal.

Un homme d’affaires de la région ne veut carrément plus être associé au nom Bettez. Il a rompu ses liens d’affaires.

«Il n’est pas question que mon argent serve de près ou de loin à défendre ce gars-là», a-t-il dit, sous le couvert de l’anonymat.

Emballages Bettez a effectivement toute une côte à remonter dans l’opinion publique alors qu’une campagne de boycottage a été lancée sur Facebook.

«Les employés se battent très très fort pour rassurer, pour garder leurs clients», a dit Éric Barbeau.

On assure toutefois que l’entreprise gardera le nom de Bettez, en l’honneur de son fondateur André, le père de Jonathan.

Chez Groupe Yanco, un concurrent d’Emballages Bettez, c’est le contraire. Le téléphone ne dérougit pas depuis qu’un boycottage a été lancé envers Emballages Bettez.

«Tout le monde a quelque chose à dire sur cette histoire. Je trouve ça ben plate pour les employés là-bas, mais les entreprises de la région vont être bien desservies quand même», a dit un des copropriétaires de l’entreprise, Olivier Fontaine.