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Il conteste en cour un règlement anti-pitbull

Un amoureux des animaux contre Boucherville

PH-Facebook
Photo Facebook Roger Giraldeau
Militant

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Un militant pour les droits des animaux se tourne vers les tribunaux afin de faire annuler le règlement anti-pitbull de la Ville de Boucherville, sur la Rive-Sud, craignant que l’on stigmatise ce type de chien.

«Pour moi, c’est une injustice totale. C’est du profilage. C’est condamner des chiens qui n’ont rien fait», s’insurge Roger Giraldeau, un résident de Boucherville, qui est propriétaire de trois chats, mais d’aucun chien.

Il a déposé en août une requête­­ en Cour supérieure, accompagné du bureau d’avocats de Julius Grey.

« Vague et imprécis »

Dans la foulée du débat sur les pitbulls, les élus de Boucherville ont adopté en juillet un règlement «temporaire» qui interdit­­ ce type de chien sur son territoire, en attendant les recommandations du gouvernement québécois. Les propriétaires actuels sont toutefois auto­risés à garder leur pitbull, à condition de respecter une série de restrictions.

Dans sa requête, M. Giraldeau juge ce règlement municipal «vague», «imprécis­­», «absurde» et «déraisonnable­­».

Le fait qu’on étiquette ce type­­ de chiens le touche profondément­­.

«Passer une loi où on identifie un pitbull, c’est stigmatiser ce chien-là et l’identifier comme un chien plus dangereux qu’un autre», croit-il.

M. Giraldeau veut que la Ville passe un règlement qui s’attaque aux comportements des chiens et non pas à une race.

De son côté, la Ville de Boucherville ne désire pas commenter le dossier, mais elle indique avoir mandaté des avocats pour répondre à la requête de M. Giraldeau.

Dans les années 1990, deux citoyens avaient aussi tenté de faire annuler en Cour supérieure le règlement municipal de Lachine interdisant les pitbulls. Le juge­­ avait toutefois rejeté leur requête.