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Le retour des Seahawks au sommet

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Getty Images/AFP Les membres de «Legion of Boom» des Seahawks, soit Kam Chancellor, Richard Sherman (photo) et Earl Thomas, ont encore bien l’intention de jouer les tortionnaires à l’égard des offensives adverses.

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S’aventurer à prédire le prochain champion du Super Bowl avant même que les feuilles tombent des arbres se veut une véritable torture. Après tout, c’est le moment de l’année où l’espoir est à son paroxysme dans tous les marchés de la NFL, à l’exception peut-être de Cleveland. Puisqu’il faut y aller, mon choix s’arrête sur un deuxième sacre pour les Seahawks de Seattle, le 5 février, à Houston.

Un jour, cette année je l’espère, je mettrai le doigt pile dessus! Jusqu’ici, à ma sixième année de couverture NFL, je vous avoue en toute humilité que ce don de clairvoyance m’a échappé. Souvent de peu, mais quand même! Je ne peux que me consoler en me comparant à des millions d’autres personnes, qui elles aussi se laissent surprendre par les aléas de l’imprévisible jungle de la NFL.

Année après année, les prétendants sont nombreux. Dans la conférence nationale, mon écran radar aperçoit les Seahawks, mais la lutte s’annonce acharnée. Les Panthers, Packers et Cardinals, notamment, pourraient leur jouer des tours.

Dans la conférence américaine, des Patriots enragés de la suspension de quatre matchs imposée à Tom Brady pour le scandale des ballons dégonflés s’annoncent impitoyables. La meilleure attaque du circuit est sans contredit celle des Steelers. Les Bengals jusqu’au bout? Les Chiefs? Pourquoi pas?

UNE ÉQUIPE COMPLÈTE

Mais revenons vite à nos Seahawks. Pourquoi là, maintenant, après une saison en dents de scie de 10-6 et deux matchs de séries vraiment pas convaincants? Parce que le noyau dur de la défensive demeure à peu près intact et que celle-ci en profitera pour cimenter son statut de meilleure dans l’histoire. Oui, oui, rien de moins!

Je sais qu’il y a eu les mythiques Bears de 1985 et les intimidants Ravens de 2000. À une époque un peu plus lointaine, les Steelers exterminaient tout sur leur passage. Mais toutes ces équipes ont joué à des époques où les règlements leur octroyaient de plus grandes libertés pour marteler et terroriser les joueurs offensifs. Aujourd’hui, tout est pensé en fonction du spectacle offensif et dans ce contexte, les Seahawks effectuent un boulot remarquable. Lors des quatre dernières saisons, leur défensive a trôné au sommet comme étant celle qui a le moins concédé de points.

Mis à part le plaqueur Brandon Mebane et le secondeur Bruce Irvin, tous demeurent à bord. L’an dernier, la grève de Kam Chancellor, ainsi que les blessures traînées par Richard Sherman et Earl Thomas ont ralenti la cadence en début de saison, mais cette unité vorace a repris son lustre par la suite.

Et ce serait absurde de faire comme si seule la défensive amène de l’eau au moulin. Le quart-arrière Russell Wilson a connu une progression fulgurante. La chimie avec le receveur Doug Baldwin opère à souhait et le receveur de deuxième année Tyler Lockett risque de faire des pas de géant. N’oublions pas que juste avant sa blessure, l’ailier rapproché Jimmy Graham semblait enfin à l’aise.

FACE AUX STEELERS

Selon moi, les Steelers doivent être considérés comme les aspirants les plus sérieux dans l’autre association. En séries, ils ont bien failli surprendre les éventuels champions, les Broncos, même sans leurs deux premiers porteurs de ballon, sans le meilleur receveur de la ligue, Antonio Brown, et avec un «Big Ben» Roethlisberger en morceaux. En 2016, il y a fort à parier qu’ils ne seront pas frappés du même cataclysme.

Les Broncos, dans tout ça? Trop de changements pour espérer répéter. Les deux quarts-arrière ne sont plus à bord. La défensive a aussi perdu des partants de grande qualité en Malik Jackson et Danny Trevathan.

Conserver un titre de champion du Super Bowl avec un quart-arrière choisi en septième ronde en 2015 et un autre qui apprendra à la dure comme recrue, ça frôle l’impossible. Même avec une défensive de rêve.