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Les Capitales toujours sous le choc

Les Capitales ont encore du mal à se remettre du décès de Bob Bissonnette

Bob Bissonnette (à gauche) lors de la conférence de presse en février dernier officialisant un nouveau partenariat d’affaires à la tête des Capitales.
Photo Didier Debusschère Bob Bissonnette (à gauche) lors de la conférence de presse en février dernier officialisant un nouveau partenariat d’affaires à la tête des Capitales.

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Moins de 24 heures après l’accident qui a coûté la vie à Roberto Bissonnette et Frédérick Décoste, joueurs, entraîneurs et sympathisants des Capitales de Québec n’en revenaient toujours pas lundi après-midi.

«Nous avons eu une réunion d’avant-match avec toute l’équipe, question de donner des nouvelles à tous les membres de l’équipe. Évidemment, tout le monde est bouleversé», a révélé Patrick Scalabrini, qui avait déjà annoncé que le baseball passerait au second rang pour quelques jours, tard dimanche soir, au moment de récolter les premières réactions au sujet de l’accident.

«La plupart des gars connaissent surtout Michel (Laplante), mais ceux qui sont là depuis longtemps sont vraiment ébranlés. Tout le monde comprenait la gravité de la situation. Aujourd’hui, on voulait gagner pour Bob», a ajouté l’entraîneur des Capitales.

Gélinas renversé

Le lanceur des Capitales Karl Gélinas était certainement l’un des joueurs les plus atterrés par la triste nouvelle de dimanche. Il connaissait Bissonnette depuis plusieurs années, et passait plusieurs moments avec lui, hiver comme été.

«Quand je suis arrivé à Québec, il travaillait dans les bureaux administratifs. Il commençait aussi à faire des chansons, il chantait autour des feux de camp avec nous, ses amis. On a toujours gardé contact depuis», a expliqué Gélinas, qui partageait toujours un repas hebdomadaire avec Bissonnette, en plus de disputer des matchs de hockey avec lui une ou deux fois par semaine, l’hiver.

«J’ai des bons souvenirs de Bob. Il avait une joie de vivre incroyable, c’était une personne extraordinaire. Il a su toucher énormément de gens, on le voit avec l’amour qu’il reçoit dans les médias et sur les réseaux sociaux depuis dimanche», a ajouté l’artilleur, qui avait promis un championnat à son ami au moment de devenir actionnaire de l’équipe l’hiver dernier.

Jonathan Malo, l’autre joueur francophone de l’équipe, avait aussi la mine basse à l’issue du dernier match de la saison lundi.

«Je n’étais pas aussi proche de lui que Pat ou Karl, mais cette année, j’avais appris à le découvrir beaucoup. J’ai appris à connaître qui il était, comme personne. Il se mêlait à nous. Il était gentil avec tout le monde. Tu avais l’impression d’être son meilleur ami dès que tu le rencontrais», a expliqué Malo.

Situation tragique

Selon le joueur d’avant-champ, même si tous ne connaissaient pas intimement Bissonnette, chaque membre de l’équipe a bien senti à quel point la situation était tragique.

«Personne ne s’attendait à ça. Maintenant, on veut se regrouper et aller chercher le championnat. Bob le voulait vraiment, alors c’est à nous de terminer la saison en force, pour lui».

Éric Gagné, de son côté, avait vu Bissonnette composer une chanson en son honneur il y a quelques années.

«Je l’ai rencontré en 2009, c’est quelqu’un qui avait une joie de vivre contagieuse. Ça a été une journée très touchante», a expliqué le lanceur.