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Seulement 12 % des Québécois contre Uber

Une majorité de citoyens estiment que son modèle est utile, selon un sondage

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Pineda Ameli / 24 Heures Les trois quarts des répondants à un sondage de la firme Léger espèrent une réglementation qui permettra à Uber de continuer à offrir ses services.

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À quelques jours de la mise en application de la loi interdisant Uber dans sa forme actuelle, un sondage obtenu par Le Journal révèle que les Québécois ne veulent pas voir partir la multinationale américaine.

À la question «Si les partenaires-chauffeurs Uber devaient payer la taxe de vente sur toutes leurs courses, quelle serait votre position parmi les phrases suivantes», seulement 12 % des répondants appuieraient le gouvernement du Québec dans sa volonté d’exclure Uber, apprend-on dans une enquête d’opinion de la firme Léger réalisée pour le compte d’Uber.

Au contraire, les trois quarts d’entre eux espèrent une réglementation permettant à Uber de continuer à offrir ses services. Le sondage réalisé à Québec et Montréal les 29, 30 et 31 août avec un échantillon de 801 répondants nous informe aussi qu’une forte majorité de citoyens estiment qu’Uber et son modèle de transport de personnes sont utiles.

Jeune public

Sans surprise, le public d’Uber est jeune. Si 25 % des résidents de Québec et Montréal disent avoir déjà utilisé ce service au moins une fois, ce taux grimpe à 50 % chez les 18-34 ans.

Alors que 56 % des répondants trouvent qu’Uber donne un service utile, cette opinion positive augmente à 78 % auprès des moins âgés.

Fait à noter: près du tiers des sympathisants des libéraux sont des usagers d’Uber, contre 14 % au PQ et 11 % à la CAQ.

Le gouvernement du Québec et Uber ont jusqu’au 7 septembre à minuit pour s’entendre à propos d’un projet-pilote qui permettrait à l’entreprise de transport de personnes de rester au Québec.

La pièce législative adoptée en juin donne le pouvoir aux autorités de saisir des voitures, suspendre des permis de conduire et imposer des amendes pouvant atteindre 25 000 $ pour les chauffeurs illégaux.

Un Modèle mis à mal

Le modèle d’affaires d’Uber, qui propose à des chauffeurs d’utiliser leur véhicule personnel, est mis à mal par la loi qui spécifie que les automobiles doivent désor­mais être immatriculées comme des taxis. Appliquée telle quelle, elle provoquerait le départ de la multinationale.

Uber promet depuis plusieurs mois de payer la TPS et de la TVQ sur chaque dollar de course. Elle négocie toujours avec Québec pour en arriver à une entente «équitable».

La saga Uber

12 mai : Québec dépose son projet de loi sur l’industrie du taxi

10 juin : Adoption sous bâillon de la loi, qui contient une prévision autorisant un projet-pilote de trois ans avec Uber

8 septembre : Si aucune entente n’est trouvée, la loi entrera en vigueur et permettra à l’État de saisir des voitures, suspendre des permis de conduire et imposer des amendes pouvant atteindre 25 000 $