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SNC-Lavalin reconnait des contributions politiques illégales

Une entente est intervenue entre la firme et le commissaire aux élections

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Photo d'archives «Notre coopération avec le commissaire est le reflet des efforts que nous avons déployés et des progrès que nous avons réalisés depuis 2012 en matière d'éthique et de conformité», a affirmé Neil Bruce, président et chef de la direction.

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SNC-Lavalin a reconnu jeudi avoir fait des contributions illégales au Parti libéral du Canada et au Parti conservateur de 2004 à 2009, sans toutefois subir de pénalité pour ces gestes.

L’association libérale de la circonscription fédérale, dont était député Denis Coderre à cette époque, est l’un des nombreux groupes libéraux à avoir reçu un don illégal de l’entreprise, selon le Commissaire aux élections fédérales (CEF).

«Je suis heureux de la conclusion de cette entente, qui démontre une fois de plus notre volonté et notre engagement à régler nos enjeux du passé» – Neil Bruce, président et chef de la direction

L’association de Bourassa, circonscription représentée par M. Coderre entre 1997 et 2013, a reçu 1000 $.

Le porte-parole du maire a soutenu que l'association libérale de Bourassa avait toujours respecté les règles de financement fédérales, et que la faute reposait entre les mains des dirigeants de SNC-Lavalin.

Dans une entente conclue avec le CEF, la firme d’ingénierie montréalaise a admis avoir remboursé à ses employés des contributions qu’ils avaient faites à des partis politiques fédéraux. Les montants s’élèvent à 117 803 $. La quasi-totalité de cette somme avait été versée au Parti libéral du Canada et un faible montant au Parti conservateur. Les partis politiques ont déjà remis ces sommes au receveur général du Canada.

Remboursements aux employés

Pour contourner les règles de financement politique qui interdisent les contributions des entreprises, les anciens hauts dirigeants de SNC-Lavalin remboursaient des employés, qui faisaient un don à un parti politique, «sous forme d'un faux remboursement de dépenses personnelles ou d'un paiement factice de bonus ou d'autres avantages».

Malgré ces fautes, SNC-Lavalin n’a pas eu à payer de pénalité.

La suite dépendra de l’enquête qui n’est pas terminée, a expliqué le commissaire aux élections fédérales.

«Jusqu’à présent, SNC-Lavalin a pleinement collaboré et une des conditions à cette entente de transaction est qu’elle continue de le faire. La firme a adopté et s’est engagée à suivre des mesures et structures de conformité bien précises afin d’éviter des problèmes à l’avenir», a dit la porte-parole de l’organisme fédéral Michèle Laliberté.

Régler les enjeux du passé

«Je suis heureux de la conclusion de cette entente, qui démontre une fois de plus notre volonté et notre engagement à régler nos enjeux du passé», a affirmé mardi Neil Bruce, président et chef de la direction, par communiqué.

La réputation de SNC-Lavalin a été maintes fois entachée dans des scandales, notamment pour de présumés pots-de-vin pour la construction du Centre universitaire de santé McGill à Montréal ainsi que pour des projets d’ingénierie en Afrique du Nord.