/sports/rio2016
Navigation

L’or et un record pour Aurélie Rivard

Aurélie Rivard
Photo d'archives, AGNÈS CHAPSAL Aurélie Rivard

Coup d'oeil sur cet article

Aurélie Rivard avait donné le ton en fracassant le record paralympique en matinée vendredi lors des préliminaires du 50 m libre S10. Penser qu’elle s’arrêterait là serait mal la connaître. En soirée, la paranageuse a non seulement dominé la finale de l’épreuve, mais a inscrit son nom dans le livre des records du monde tout en donnant au pays sa première médaille d’or des Jeux paralympiques.

Aurélie Rivard avait donné le ton en fracassant le record paralympique en matinée lors des préliminaires du 50 m libre S10. Penser qu’elle s’arrêterait là serait mal la connaître. En soirée, la paranageuse a non seulement dominé la finale de l’épreuve, mais a inscrit son nom dans le livre des records du monde tout en donnant au pays sa première médaille d’or des Jeux paralympiques à Rio.

«Après ma course, j’avais envie de vomir. Pendant que je dénageais, j’étais crampée, je n’arrêtais pas de rire. Sur le podium, je pleurais. Tout est arrivé!» a raconté Rivard.

«Je ne suis pas sûre que je le réalise complètement. J’étais très, très stressée, car c’était ma première course des Jeux, alors je ne savais pas à quoi m’attendre de moi-même et de mes rivales. Un 50 mètres, c’est court, une erreur et c’est fini.»

L’athlète de Saint-Jean-sur-Richelieu a été magistrale, arrêtant le chronomètre à 27,37 s pour devancer la Néo-Zélandaise Sophie Pascoe (27,72 s) et la Chinoise Chen Yi (28,21 s), qui ont complété le podium.

«Je savais que j’allais avoir le meilleur départ et les meilleures jambes. Je voulais vraiment être en avant après 15 mètres. Je n’ai pas respiré jusqu’à la fin. Ce sont des détails que j’ai travaillés toute l’année et ça donne ça!»

Pression et attentes

La pression était forte et les attentes étaient grandes envers Rivard après ses exploits de l’an dernier aux Championnats du monde et aux Championnats parapanaméricains. Si bien qu’elle s’est coupée du monde ces derniers jours.

«J’ai enlevé tous les réseaux sociaux de mon téléphone. J’adore l’attention et le soutien que j’ai, mais il fallait que je reste dans ma bulle.»

En touchant le mur, Rivard s’est tournée vers sa famille dans les gradins. «Ça m’a fait pleurer. Avoir mon entourage ici pour partager ça, c’est vraiment spécial.»

En nageant la distance en 27,37 s, Rivard a mis à l’écart l’ancienne marque mondiale de 27,60 s, réalisée par la Russe Nina Ryabova en mai dernier. Elle a également amélioré de quatre dixièmes de seconde son meilleur temps personnel, qui était de 27,77 s.

Sa médaille d’or devient la première obtenue par le Canada aux Jeux paralympiques de Rio. Elle a devancé de peu l’athlète en fauteuil roulant Brent Lakatos, qui a ravi quelques minutes plus tard le titre paralympique au 100 m T53 au stade d’athlétisme.

 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.