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Des hausses et du «pot» pour Postes Canada?

Des pistes de solution sont soulevées pour la sauver du gouffre

Postes Canada
Photo d'Archives

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Postes Canada est à la croisée des chemins. Quoi faire pour la sauver de son déclin? Une approche utilisateur-payeur, la livraison un jour sur deux, une synergie avec Purolator pour la livraison de colis, un examen des coûts de la main-d’œuvre et... la distribution de marijuana, voilà quelques solutions présentées par le groupe de travail sur l’examen de la Société canadienne des postes.

Les problèmes financiers sont importants chez Postes Canada et ils le seront encore plus dans l’avenir, note le groupe de travail. Les volumes de courrier ont fléchi en moyenne de 5,5 % par année entre 2011 et 2015, soit une diminution d’environ 175 millions $ de revenus annuels.

Obsolète

Le groupe de travail montre du doigt le très obsolète «Protocole du service postal canadien» qui régit les postes. Il exige que la livraison «jusqu’au dernier kilomètre» soit effectuée cinq jours par semaine, que soit maintenu le moratoire sur la fermeture des bureaux de poste en régions rurales et un tarif unique.

«À défaut de prendre les mesures qui s’imposent, écrit-on, Postes Canada ne sera pas en mesure de s’autofinancer. Elle doit revoir son modèle de fonctionnement. Celui-ci ne correspond plus aux technologies en rapide évolution ni aux nouvelles habitudes des Canadiens.»

Sondés à ce sujet, les Canadiens souhaitent la livraison du courrier un jour sur deux, même si cela comporte de sérieux défis logistiques.

Le commerce électronique a favorisé et rendu possible les achats en ligne, un segment en pleine croissance du commerce de détail, note le groupe de travail. Les volumes de colis sont en hausse. Leur livraison est donc une occasion à saisir, «mais la société d’État est confrontée à de sérieux concurrents», note toutefois le groupe de travail. Il suggère une meilleure synergie avec Purolator.

Par ailleurs, rien n’empêche Postes Canada de se lancer dans la livraison de marijuana, dès que cela sera légal.

Vers une hausse des tarifs

Postes Canada doit facturer le même tarif pour la livraison d’une lettre au Canada, peu importe la distance entre le point d’origine et le point de livraison.

La livraison de colis est de son côté régie par un marché concurrentiel. Les tarifs diffèrent selon la distance et l’emplacement.

Pourquoi ne pas appliquer le même principe aux lettres ? «Une approche utilisateur-payeur (p. ex., tarif établi en fonction de la distance, de la rapidité de service) pourrait raisonnablement être envisagée pour réaliser des revenus modiques, mais supposerait des changements au Protocole du service postal canadien.»

À long terme, une hausse annuelle des tarifs «ne devrait pas être écartée».