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Oui ou non, la carte Nexus?

Attentes interminables
Photo d'archives, Valérie Gonthier

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Quand on se rend régulièrement aux États-Unis, la carte Nexus semble être un outil des plus pratiques. Mais l’est-elle vraiment? Je me la suis donc procurée afin de vérifier si elle est vraiment essentielle.

Les démarches

1 – Plutôt facile à obtenir, cette carte binationale exige cependant de faire quelques démarches. Il faut d’abord se rendre sur le site internet Global Online Enrollment System (www.cbp.gov/travel/trusted-traveler-programs) et faire une demande en ligne.

2 – Coût: 50 $ US, qu’il faut régler au moment de la demande.

3 – Après quelques jours, si votre candidature est jugée admissible, on vous fixe alors un rendez-vous avec un agent des Services frontaliers du Canada (ASFC) et un agent du Service des douanes et de la protection de la frontière (SDPF) dans les semaines qui suivent. Au Québec, ce rendez-vous a généralement lieu à l’aéroport Montréal-Trudeau et à Champlain (côté étatsunien du poste de Lacolle).

La rencontre

1 - Lors de cette rencontre, il faut présenter son passeport (valide, bien entendu) et une autre carte d’identité avec photo (permis de conduire) indiquant son lieu de résidence ou un document prouvant son statut de résident permanent. Le cas échéant, il faut aussi présenter les permis d’immigration (canadiens ou américains) pour le travail ou les étu­des, ainsi que tous les documents relatifs à l’identité et à la garde des enfants mineurs. Dans le cas d’une garde conjointe, les deux parents peuvent se présenter ensemble ou fournir une lettre autorisant l’inscription de l’enfant à ce programme.

2 – L’agent des ASFC vérifie votre identité, l’authenticité de vos documents et s’assure que vous respectez les conditions d’admissibilité (aucun antécédent judiciaire, aucune arrestation, jamais de problème avec les douanes ou l’immigration, etc.). Il prend ensuite une photo numérique (reconnaissance de l’iris).

3 – Par la suite, il faut rencontrer l’agent du SDPF, qui vérifie à nouveau les informations et prend vos empreintes digi­tales.

Bref, un processus qui exige des déplacements, mais qui s’avère somme toute assez simple et ne prend que quelques minutes. Quelques jours plus tard, la carte est envoyée par la poste et il ne reste plus qu’à l’activer et à l’utiliser.

N. B.: Le renouvellement, après cinq ans d’utilisation, se fait en ligne.

Les Plus

• À l’aller, la carte Nexus permet d’utiliser le couloir qui lui est réservé et ainsi éviter les longues files d’attente. Même chose au retour puisque des terminaux lui sont réservés.

• Elle permet également de gagner du temps dans les aéroports du Canada où le prédédouanement des passagers des vols à destination des États-Unis est offert.

• Les participants gagnent du temps en utilisant les postes de déclaration automatisés Nexus pour entrer au Canada et aux États-Unis

• Les membres Nexus jouissent d’un contrôle de sécurité accéléré de la part de l’Administration canadienne de la sûreté du transport (ACSTA) dans plus de 150 aéroports aux États-Unis, où le programme Pre-Check est disponible.

• Fait non négligeable: en l’apercevant, les agents américains se montrent, en général, plus souriants et plus accueillants.

Les moins

1 – La paperasse qu’il faut remplir.

2 – Se déplacer pour l’entrevue qui se déroule dans un aéroport où le prix du stationnement est toujours exorbitant.

3 – Le fait de passer les douanes plus rapide­ment ne fait pas apparaître notre valise plus vite sur le carrousel des bagages.

4 – Toutes les personnes qui voyagent avec nous doivent aussi posséder la Nexus si vous voulez passer la sécurité ensemble. Même chose aux frontières, même si le conducteur à la Nexus, tous ses passagers doivent aussi l’avoir. Sinon, on ne peut pas s’en servir.

5 – Lors d’un transit aux États-Unis, elle n’est cependant d’aucune aide et elle n’est reconnue dans aucun autre pays. De plus, lors d’un voyage aux États-Unis par la route, plusieurs postes-frontière ne l’acceptent qu’à certaines heures et, dans la plupart des cas, il faut bien connaître ces endroits pour savoir vers quel corridor se diriger.

Conclusion

Finalement, après plusieurs mois d’essai, j’en arrive à la conclusion que la carte Nexus est vraiment un Plus pour les voyageurs d’affaires et les globe-trotteurs, à qui elle permet de gagner quelques minutes au départ et à l’arrivée. Par contre, pour le voyageur qui ne fait qu’un voyage ou deux par an, je ne la conseille pas.

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