/news/politics
Navigation

Lagarde vante les politiques économiques du Canada

La patronne du FMI salue la décision du fédéral d’accroître le déficit de l’État pour stimuler l’économie

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, se sont rencontrés mardi, à Ottawa, pour discuter notamment du libre-échange.
MATTHEW USHERWOOD/AGENCE QMI Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, se sont rencontrés mardi, à Ottawa, pour discuter notamment du libre-échange.

Coup d'oeil sur cet article

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, souhaite que les politiques économiques du Canada aient un effet contagieux sur l’Europe.

De passage à Ottawa, mardi, la grande patronne de l’institution a vanté la décision du gouvernement Trudeau d’accroître le déficit de l’État en injectant des milliards de dollars dans les infrastructures comme mesure pour stimuler l’économie.

«Je crois qu’il y a maintenant très très peu d’économistes pour souligner exclusivement l’aspect financement et alourdissement de la dette», a-t-elle fait valoir, au sortir d’une rencontre avec le premier ministre Justin Trudeau.

Elle a ajouté que les projets devaient pour ce faire être conduits de «manière efficace». Selon elle, ces investissements dans les infrastructures auront des effets bénéfiques sur la croissance, tant à court terme qu’à moyen et long terme.

«Mais il y a deux conditions, c’est que le financement soit bien conçu et que l’investissement soit réalisé de manière efficace. Et on sera très heureux au FMI de travailler soit avec les autorités canadiennes, soit avec tout gouvernement qui s’engage dans cette voie, parce que nous sommes convaincus de son succès», a-t-elle renchéri.

Union européenne

Mme Lagarde s’est aussi montrée favorable à l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, qui n’a pas encore été ratifié, et qui fait face à la réticence de certains pays. Elle a qualifié cette entente de «très raisonnable».

«J’espère fortement qu’il sera mis en œuvre. Et j’espère vraiment que les politiques canadiennes économiques puissent devenir virales et que cette énergie et cette passion pour l’ouverture soient suffisamment contagieuses y compris au sein de l’Union européenne», a souligné la directrice générale du FMI.

Douce musique

Les propos de Mme Lagarde ont eu l’effet d’une douce musique aux oreilles du premier ministre, qui a tenu un discours semblable.

«Nous avons discuté de l’importance du libre-échange dans le contexte mondial actuel. Nous savons que la libéralisation du commerce ici au Canada et ailleurs dans le monde a le potentiel de créer des opportunités pour les entreprises, des bons emplois bien rémunérés pour la classe moyenne et de la richesse pour nos économies. C’est un objectif commun bien connu pour le Canada et le FMI et nous avons tous deux déjà adopté des mesures concrètes à cet effet», a-t-il déclaré lors d’un point de presse conjoint.