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Manif d’appui pour l’industrie du taxi

L’injonction a été déposée jeudi après-midi

manif taxi
Photo Simon Clark Une soixantaine de chauffeurs de taxi ont manifesté jeudi après-midi devant le palais de justice de Québec. Ici, Luc Selesse qui représente l’industrie.

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Une soixantaine de chauffeurs de taxi de Québec ont manifesté jeudi après-midi en appui aux représentants de l’industrie du taxi qui ont déposé une injonction contre l’accord entre le gouvernement du Québec et Uber.

Luc Selesse, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), a indiqué que bien que les chauffeurs soient toujours en colère contre le gouvernement pour son entente avec Uber, la population ne sera pas prise en otage.

Depuis l’accord, les chauffeurs de taxi ne décolèrent pas contre le gouvernement. Au cours du week-end dernier, plusieurs d’entre eux ont même avancé vouloir faire des grèves pour dénoncer ce qu’ils qualifient de passe-droit à Uber.

«Les [chauffeurs] sont encore déçus, mais on va continuer de donner du service. On est là pour rester», a déclaré Luc Selesse en point de presse lors de la manifestation.

Accord avec le gouvernement

La manifestation n’a duré qu’une quinzaine de minutes, après quoi tous les chauffeurs ont repris du service.

«On continue de desservir la clientèle, affirme-t-il. Comme vous pouvez le voir, on est ici en soutien, il n’y a personne qui bloque la circulation. Il n’y a personne qui va être pris en otage.»

Le but de l’injonction est de briser l’entente entre Uber et le gouvernement du Québec, soutient Luc Selesse.

«Ça fait trois ministres qui nous disent que l’on n’aura pas deux classes de chauffeurs et là, on le voit, les chauffeurs de Uber n’auront pas besoin de permis de taxis», s’indigne-t-il.

Le Front commun des taxis, qui regroupe les chauffeurs des principales compagnies de taxis de Québec et Montréal, a choisi de contester l’entente entre le gouvernement du Québec et Uber devant les tribunaux.

Une demande d’injonction a été déposée en milieu d’après-midi hier au palais de justice de Montréal.

Front commun

En début de semaine, les différentes compagnies de taxi de Québec et Montréal ont formé le Front commun pour mieux combattre le projet pilote d’Uber.

Il est composé de l’Association haïtienne des travailleurs du taxi (AHTT), du Collectif des propriétaires et chauffeurs de taxi de Montréal (CPCTM), du Comité de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCDIT), du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos), du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), du Regroupement des propriétaires de taxis de Montréal (RPTM) et du Regroupement des propriétaires de taxis de la Capitale (RPTC).

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