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Projet pilote d’Uber: l’industrie du taxi dépose son injonction

Projet pilote d’Uber: l’industrie du taxi dépose son injonction
Photo 24 Heures, Camille Gaïor

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Tel qu’annoncé mardi, chauffeurs de taxi et représentants de l’industrie ont déposé jeudi une injonction afin d’interdire provisoirement le projet pilote négocié entre Uber et le gouvernement.


C'est sous les applaudissements de dizaines de chauffeurs de taxi réunis jeudi après-midi devant le palais de justice de Montréal que des regroupements de chauffeurs de taxi et propriétaires ont déposé une injonction contre le ministre des Transports et Uber demandant l'annulation de l'entente survenue la semaine dernière, qu’ils jugent illégal.

«Uber n’a pas de permis d’intermédiaire, le ministre n’a donc pas le pouvoir de faire une entente avec Uber», a lancé Marc-Antoine Cloutier, de Deveau Avocats. «Avec le projet pilote le gouvernement réécrit la loi en parallèle pour détruite la gestion de l’offre, si le ministre peut écarter toute loi qui relève de son application, est-ce qu’il pourrait demain matin permettre aux chauffeurs d’Uber de rouler à 200km/h sur l’autoroute ? La réponse est non.»

Parmi les groupes à l’initiative de ce recours, citons le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT) et le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), le Regroupement des propriétaires de taxi de Montréal et même des organisations de Québec.

Téo Taxi, Taxi Hochelaga et Taxi Diamond, propriété d’Alexandre Taillefer, ne font pas partie des regroupements, puisque l’homme d’affaires s’est dit satisfait de l’entente conclue avec Uber qu’il trouve «l’une des plus équitables jamais mise en place».

Déterminés

Mardi, CPCDIT et le RTAM avaient promis de faire front commun.

«L’action que nous posons aujourd’hui démontre notre sérieux et notre détermination à ne pas nous laisser duper sans rien faire», a lancé Georges Tannous, du CPCDIT.

Chauffeur de taxi depuis 20 ans, Imad Abou-Nassif se dit confiant envers les tribunaux.

«Ils ont conclu une entente illégale, nous, on va utiliser les tribunaux pour faire casser tout ça», a ajouté Benoît Jugand, du RTAM.

L'audience pour la requête en injonction devrait avoir lieu vendredi matin.

Ni Uber ni le ministre des Transports n'ont souhaité commenter.