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La mission des Services Animaliers de la Rive-Sud

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Si vous avez suivi, la saison dernière à TVA, la série télévisée Refuge animal, vous connaissez déjà un peu le SARS (Services Animaliers de la Rive-Sud). Autrement, voilà votre chance, car le SARS se met à nu pour vous, ce dimanche 18 septembre, de 10 h à 16 h.

Je ne parle pas ici de l’épineuse série Célibataires et nus-Québec, à Musique Plus. Je vous parle d’une sympathique affiche qui a attiré mon attention au sujet des portes ouvertes du SARS qui auront lieu ce dimanche: on y voit un chat de race sphynx qui fait la pose. Bien sûr, cette race de chat bien spéciale à la peau plissée est «nue» puisqu’elle est caractérisée par une quasi-absence de fourrure.

Qu’est-ce que le SARS ?

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Situé au 1470, rue de Coulomb à Boucherville, le SARS, un organisme sans but lucratif, a ouvert ses portes en 2013. Il s’agit d’un refuge pour animaux qui dessert actuellement trois villes: Longueuil, Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville. Trois villes visionnaires qui ont d’emblée cru à ce projet et y ont adhéré. Car le SARS est un des refuges les plus modernes du Québec. Ses installations sont d’une très grande qualité. Il n’y a qu’à ­visiter la section des chats mis en adoption pour bien comprendre. Les cages sont ni plus ni moins que de petits «condos» pour chats, offrant à chaque minet qui passe par là un peu de confort et de «zénitude»! Et ce n’est pas excessif. En 2016, cela devrait plutôt être vu comme un minimum nécessaire pour le bien-être de ces animaux.

Des vies et des chiffres

Depuis son ouverture, le SARS reçoit en moyenne 4700 animaux par année dont 15 % de chiens, 80 % de chats et 5 % d’animaux exotiques: lapins, furets, oiseaux, etc. Le chat est surreprésenté, manifestement. Un mal-aimé? Possiblement un symptôme flagrant de la façon dont les gens le perçoivent encore.

Avec toutes ses «entrées» au SARS, voici comment les choses se déclinent ensuite. Où vont les animaux? Dans certains cas, on retrouve le propriétaire de l’animal ou celui-ci le réclame – c’est le cas pour plus de 50 % des chiens mais seulement 4 % des chats. D’autres sont placés en famille d’accueil. D’autres animaux sont transférés vers des groupes de sauvetage (rescue), de petits refuges qui fonctionnent généralement avec des familles d’accueil et des bénévoles dévoués qui leur cherchent des familles permanentes. Dans d’autres cas, on les place dans diverses animaleries. Eh oui! Environ 26 % de toutes les adoptions au SARS ont été redirigées vers des animaleries qui travaillent en partenariat avec lui et qui ont fait le choix éthique de «vendre» des animaux de refuge plutôt que de vendre des animaux provenant d’autres sources. On évite ici d’encourager de soi-disant éleveurs peu scrupuleux ou encore une usine à chiots. Enfin, certains des animaux entrés au SARS ont la chance d’être placés en adoption. L’an dernier, plus de 1700 animaux ont été mis en adoption, une augmentation de près de 32 % par rapport à l’année précédente.

Effet d’entonnoir

Mais, les chiffres ne balancent pas. ­Rappelez-vous que nous avons un problème de société sur les bras. Malheureusement, il y a trop «d’entrées» et pas assez d’adoption. Alors, plusieurs animaux sont malheureusement euthanasiés, ce qui est en soi une ­décision toujours très difficile, émotive et ­déchirante pour les employés à qui incombe ce fardeau laissé par notre société... En fin de compte, les euthanasies sont nécessaires pour éviter les débordements, faute d’espace et de ressources. Les animaux qui restent ­doivent avoir suffisamment d’espace et de ­ressources pour que la qualité de leur séjour et des soins reçus soit moindrement décente. Bien sûr, il y a aussi ceux qui arrivent d’emblée au refuge dans un piètre état, gravement accidentés, par exemple, ou agressifs, presque asociaux. Il y a aussi ceux qui ne sont pas du tout manipulables et qui seront définitivement incapables d’être socialisés suffisamment pour être adoptés. Ceux-là doivent aussi être euthanasiés.

Message à retenir

Il faut donc, comme société, que l’on ­participe à la diminution du nombre d’entrées dans les refuges! Comment? Identifiez vos animaux; faites micropucer vos chats et vos chiens; faites stériliser vos animaux; adoptez toujours un animal après mûres réflexions puisque vous devrez être son gardien pour sa vie entière; sensibilisez votre entourage à ce message. Les mentalités sont longues à ­changer et il faut répéter ce message pour qu’il finisse par s’ancrer au Québec.

Mon coup de cœur vétérinaire

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Lexee

Bien qu’elle soit très curieuse, Lexee explore lentement son nouvel environnement, prenant le temps de bien assimiler les objets. Elle aime pouvoir se promener dans une grande pièce et se trouver quelque chose à gruger lorsqu’elle s’ennuie. Une fois qu’elle nous connaît mieux, elle se montre un peu excitée de nous voir, mais reste encore un peu sur ses gardes lorsque nous voulons interagir avec elle. C’est une timide, quoi! Cependant, elle adore se faire flatter la tête, tellement qu’elle resterait toute la journée avec la tête collée au sol lorsque nous la flattons. Pour adopter ou devenir famille d’accueil, contactez exotique@spca.com.