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[ÉTUDE] États-Unis : les musulmans et les athées sont les moins populaires

À gauche, Bill Maher, personnage médiatique américain qui défend fréquemment l’athéisme.
AFP/Fotolia À gauche, Bill Maher, personnage médiatique américain qui défend fréquemment l’athéisme.

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Près de la moitié des Américains affirment que les athées (42 %) et les musulmans (45 %) ont des valeurs qui contreviennent entièrement à leur idée de ce que sont les États-Unis, selon une étude menée par la University of Minnesota. C’est un bond énorme pour les musulmans qui recevaient 26 % d’avis négatifs au dernier sondage en 2003. Les athées se maintiennent pratiquement au même niveau qu’avant. Une hausse dans le clash des valeurs L’étude publiée récemment cherchait à cerner les attitudes qu’ont les Américains envers diverses minorités religieuses, culturelles et ethniques. Les dernières données datent de 2014 et se comparent à 2003. Malgré ce qui semble être des avancées dans les droits des LGBTQ durant cette période, la proportion des Américains considérant que les homosexuels ne partagent aucunement leurs « valeurs américaines » est passée de 22 % à 29 %. Les autres groupes les moins populaires sont les chrétiens de droite et les nouveaux arrivants. Ils ont bondi d’une douzaine de points chacun pour se retrouver à environ 26 %. Parmi les autres groupes ethniques et religieux, alors qu’ils étaient sous la barre des 10 % en 2003, ils ont tous dépassé 15 % depuis. Les blancs croyants mains non pratiquants sont ceux qui semblent déranger le moins les opinions des Américains. Ils sont tout juste en haut de 10 %, même s’ils étaient à 2 % une dizaine d’années auparavant.

Près de la moitié des Américains affirment que les athées (42 %) et les musulmans (45 %) ont des valeurs qui contreviennent à  l'idée qu'ils se font des États-Unis, selon une étude menée par la Université du Minnesota.

C’est un bond énorme pour les musulmans, qui recevaient 26 % d’avis négatifs au dernier sondage semblable, en 2003. Les athées se maintiennent au même niveau qu’avant. 

 

Une hausse dans le clash des valeurs

L’étude publiée récemment cherchait à cerner les attitudes qu’ont les Américains envers diverses minorités religieuses, culturelles et ethniques depuis 2003. Les dernières données datent de 2014 .

Malgré l'avancée dans les droits des LGBTQ durant cette période, la proportion des Américains pour qui les homosexuels ne partagent aucunement leurs «valeurs américaines» est passée de 22 % à 29 %.

Les autres groupes les moins populaires sont les chrétiens de droite et les nouveaux arrivants. Leur taux de désaprobation a bondi d’une douzaine de points chacun pour se retrouver à environ 26 %.

Parmi les autres communautés ethniques et religieuses (hispanophones, Afro-américains, juifs, catholiques), elles ont aussi vu leur «impopularité» croitre: alors qu’elles étaient sous la barre des 10 % en 2003, elles ont tous dépassé 15 % depuis.

Les blancs croyants mais non pratiquants sont ceux qui semblent déranger le moins les opinions des Américains. Ils sont tout juste en haut de 10 %, même s’ils étaient à 2 % une dizaine d’années auparavant.

 

Devine qui vient dîner ?

On se croirait dans le célèbre film des années 60 dans lequel une jeune femme craint la réaction de ses parents en lui présentant son fiancé noir joué par Sydney Poitier.

À gauche, Bill Maher, personnage médiatique américain qui défend fréquemment l’athéisme.
Courtoisie

En réponse à l’affirmation suivante, « Je n’approuverais pas que mon enfant épouse un membre de ce groupe. »

Les athées ont obtenu un score de 43 %, ce qui est tout de même une légère amélioration par rapport à 2003 (47 %). 

Les musulmans ont bondi de 33 % à 49 %.

Les chrétiens conservateurs ont eux aussi subi une baisse de popularité en passant de 6 % à 17 %. L’écart avec les Afro-américains a rétréci puisqu’ils sont passés de 27 % à 23 %.

Les blancs qui ne sont ni athées ni trop religieux demeurent les gendres et brus les plus désirables aux yeux des parents américains. Ils se maintiennent sous la barre de 5 %.

Les hispanophones, les Américains d’origines asiatiques et les juifs restent entre 12 % et 19 %.

On remarque une hausse générale des avis défavorables pour pratiquement tous les groupes.

 

Des explications

L’inconfort envers les athées proviendrait de l’idée que la pratique d’une croyance religieuse est partie prenante de la vie américaine. Il y aurait aussi une inquiétude par rapport à la moralité, ou la perception d’une absence de celle-ci, des non croyants.

Selon les chercheurs, le sentiment négatif vis-à-vis l’islam proviendrait de facteurs reliés à la perception de la peur du terrorisme religieux.

À en croire le portrait dressé par l’étude, les Américains sont encore plus divisés maintenant qu’au début du siècle.