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Libre-échange Canada-Europe: «plein d’avantages», selon Pierre-Marc Johnson

 Libre-échange Canada-Europe: «plein d’avantages», selon Pierre-Marc Johnson
JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI

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MONTRÉAL | L’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne offre «plein d’avantages» pour le Québec et le Canada, et il tarde d’être ratifié, estime Pierre-Marc Johnson, négociateur du Québec au sein de la délégation canadienne.

Lundi, le Conseil des Canadiens s’est appuyé sur une étude publiée par l’université américaine Tufts pour affirmer que cet accord causerait des milliers de pertes d’emplois et une diminution des rentrées fiscales.

«Il y a beaucoup d’exagération», a affirmé M. Johnson, lors d’un entretien avec le chef d’antenne de TVA Nouvelles Pierre Bruneau.

«Le rôle d’un accord de libre-échange n’est pas de régler les problèmes sociaux, mais de favoriser le commerce entre les pays. L’Université Tufts a fait une analyse des dimensions sociales sans tenir compte que les États pourraient y répondre».

M. Johnson a donné en exemple le secteur du fromage, dont les parts de marché pour les Européens au Canada passeront de 3,25 % à 6,5 %, soit le double.

«Mais il faut aussi tenir compte que le gouvernement fédéral a annoncé qu’il donnera une compensation au monde agricole», a-t-il plaidé.

«Le secteur automobile et celui des navires sont protégés grâce à des tarifs qui vont être abolis d’ici sept ans, a-t-il poursuivi. Mais tout le reste, nos produits d’aluminium, forestiers et de plastique vont pénétrer le marché européen, sans qu’il y ait de tarifs.»

M. Johnson est d’accord pour dire que les Européens ne considèrent pas actuellement que la ratification du traité signé il y a déjà deux ans soit une priorité. «C’est pour cela qu’il faut s’activer et le ratifier», dit-il, rappelant qu'il s'agit d'un marché «extraordinaire» de 500 millions de consommateurs.

Par ailleurs, l’ancien premier ministre du Québec ne se préoccupe pas trop du discours protectionniste que tient le candidat à la présidence américaine Donald Trump, de même que des préoccupations de Hillary Clinton au sujet du libre-échange canado-américain.

«Ça fait 150 ans qu’on négocie des accords de libre-échange avec les Américains et qu’on les redéfait. Je ne suis pas trop inquiet», a-t-il précisé.