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Tasse-toi mononcle !

Tasse-toi mononcle !
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Bien souvent, les économistes critiquent des politiques et des décisions qui sont bien intentionnées tout en étant désastreuses dans leurs résultats.

La célèbre revue The Economist qualifiait récemment de stupides les subventions du gouvernement égyptien pour le pain et les réglementations qui s’y rattachent. S’assurer que tous puissent avoir du pain est louable, mais ces politiques conduisent le gouvernement à dépenser sans compter ce qu’il pourrait autrement investir en éducation, par exemple.

Plus près de nous, on peut penser au salaire minimum à 15 $, une idée dont l’intention est d’aider les gagne-petit à obtenir de meilleurs revenus, mais dont les résultats leur nuisent, comme le rappelait Vincent Geloso à travers une série de billets de blogue.

De tels exemples sont nombreux. Ce qui est plus rare, ce sont les décisions politiques qui n’ont absolument aucun sens, aucune justification et aucun appui dans la population. On ne comprend même pas pourquoi ces décisions sont prises. Le plus récent exemple : les décisions de Denis Coderre sur l’auto-partage, que personne ne comprend.

On ne sait pas pourquoi, mais notre bon maire veut limiter le nombre de véhicules en autopartage à 800. Il y en a présentement 1100 sur l’île! Comme le maire de Montréal est aussi le maire de l’arrondissement Ville-Marie, Denis Coderre tente toujours d’empêcher l’accès de ces véhicules au centre-ville. Il a fallu le contourner pour réussir à y installer ce modèle de mobilité durable là où les Montréalais en ont besoin.

Denis Coderre était pourtant ouvert à l’autopartage lorsqu’il souhaitait, l’an dernier, que la Ville de Montréal se lance dans ce secteur. On voulait faire concurrence à deux entreprises déjà existantes et florissantes, plutôt que les encourager! Le comportement pour le moins erratique de la Ville de Montréal en la matière laissait tous les observateurs pantois .

Depuis, les vexations se poursuivent. À tel point que les deux concurrents, Communauto et Car2go, ont annoncé aujourd’hui qu’ils feront désormais front commun contre la Ville!

La meilleure chose que la Ville de Montréal puisse faire, dans ce cas-ci, c’est de laisser ces entreprises fleurir et de laisser libre cours à la concurrence. Pour paraphraser une vieille publicité, mononcle devrait se tasser du chemin!