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Dérives multi-culti en Grande-Bretagne

Dérives multi-culti en Grande-Bretagne

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Je suis abonnée depuis des années à ce qu’on dit être le plus vieux magazine de langue anglaise au monde, le très british The Spectator. D’obédience conservatrice, ce magazine n’a peur de rien ni personne, est écrit de façon magistrale et ses chroniqueurs sont aussi délicieux qu’explosifs.

Jamais au Québec nous ne pourrions écrire ce qu’ils écrivent, aller aussi loin dans les dénonciations, utiliser un style aussi décapant. Nous sommes trop consensuels pour cela. Je pense que c’est une question de maturité sociale.

Boris Johnson, l’échevelé ministre des Affaires étrangères, a même été rédacteur en chef du Spectator. C’est tout dire.

Excision, etc

Cette semaine, la chroniqueuse Mary Wakefield se penche sur deux questions très importantes, questions que tous les multiculturalistes devraient étudier : comment éviter les dérives et comment échapper au relativisme,

En Grande-Bretagne, les mutilations génitales féminines – excision, etc – sont illégales depuis 1985.

Or, personne n’a jamais été poursuivi pour ce crime. Plus de 6 000 cas ont été rapportés aux autorités médicales en 2015 et les experts croient que des dizaines de milliers de cas passent sous le radar chaque année.

La militante somalienne Ayaan Hirsi Ali a déjà suggéré que les petites filles soient examinées au début de chaque année mais rien, souligne Mary Wakefield, n’a à ce jour été fait pour contrer ce fléau.

On parle ici de pré-adolescentes, dont on charcute la vulve, à froid, avec une lame de rasoir.

La chroniqueuse tire la conclusion que c’est la peur de passer pour raciste qui immobilise le gouvernement et les autorités. Et ce n’est pas la première fois.

Exploitation sexuelle

Prenez le scandale de Rotherham, dans le nord du pays. Pendant des années, un gang d’hommes britanno-pakistanais a torturé, violé et préparé des centaines de très jeunes filles blanches pour la prostitution. Ce phénomène s’appelle ‘grooming’.

Environ 1 400 fillettes ‘de souche’ auraient été ainsi exploitées sexuellement entre 1997 et 2013.

La police le savait, les services sociaux le savaient mais ils ne sont pas intervenus, de peur d’être accusés de racisme. Un premier rapport a été publié en 2006 mais les choses ont continué. Tout le monde marchait sur des œufs.

Et puis, dans ce pays toujours paralysé par les classes sociales, disons que ces fillettes n’étaient pas issues de l’aristocratie, ce qui n’a pas aidé  leur cause. 

La communauté pakistanaise aussi savait mais elle craignait de ‘donner de l’oxygène’ au racisme en en parlant ouvertement.  

À l’automne 2015, la communauté musulmane de Rotherham a décrété un boycottage de la police du comté et de toutes les organisations musulmanes en désaccord avec ce boycottage, accusant les policiers de faire porter l’odieux à la communauté.

De leur côté, les communautés sikhs et hindous n’aimaient pas que les médias fassent référence aux accusés comme étant des ‘Asian men’, ce qui englobe tous les pays de l’Asie du sud-est, au lieu de ‘Pakistani Muslims’ pour des raisons de rectitude politique.

Cela s’appelle s’enfarger sérieusement dans les fleurs du tapis.

Et ça continue

Quand l’affaire a été révélée, le scandale a été retentissant. Les coupables ont reçu des peines de prison totalisant 106 ans. Et pourtant, l’exploitation sexuelle de jeunes adolescents blanches continue à ce jour au sein de plusieurs communautés pakistanaises du nord de l’Angleterre. Douze hommes de Bradford, à 30km de Rotherham, ont récemment été condamnés à de lourdes peines de prison pour avoir violé, à plusieurs, une fillette blanche de 13 ans.

Leur conseiller municipal, Zafar Ali, a répété à gauche et à droite que plusieurs personnes de la communauté pakistanaise croient ‘qu’il faut être deux pour danser le tango’ et que l’enfant a joué un rôle dans son viol.  

Ouverture, tolérance, oui mais à quoi au juste ?

Si la Grande-Bretagne, qui s’est jeté tête première dans le multi-culti dans les années 70, se trouve aujourd’hui face à de tels problèmes, j’espère seulement que le premier ministre Trudeau apprendra de l’expérience de la maison-mère et sera conscient de la possibilité de telles dérives chez nous.

Ces crimes d’exploitation sexuelle auraient pu être commis par n’importe qui mais le silence qui les a ponctués prend sa source dans l’immigration.