/news/transports
Navigation

Des changements importants demandés au trajet du SLR

Plusieurs organismes demandent à la Caisse de dépôt de revoir le tracé de son projet, notamment sur la Rive-Sud, pour éviter la destruction de terres agricoles «extrêmement fertiles».
Photo d’archives, Courtoisie CDPQ Infra Plusieurs organismes demandent à la Caisse de dépôt de revoir le tracé de son projet, notamment sur la Rive-Sud, pour éviter la destruction de terres agricoles «extrêmement fertiles».

Coup d'oeil sur cet article

Le tracé du futur réseau de train électrique de la Caisse de dépôt n’est pas bien pensé et doit être revu pour augmenter son utilisation tout en protégeant des terres agricoles, selon plusieurs.

Plusieurs citoyens et organismes ont profité des audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) lundi soir pour présenter un mémoire exigeant des changements importants au projet de 5,5 milliards $ de Réseau électrique métropolitain (REM).

La Fondation David Suzuki estime que la filiale infrastructures de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) doit carrément modifier le tracé prévu.

Elle propose notamment d’éloigner la branche ouest de l’autoroute 40 et de rapprocher les nouvelles stations des secteurs résidentiels plus au sud.

«À l’heure actuelle, la distance qui sépare les nouvelles stations avec les résidences laisse planer un doute sur la volonté des usagers à utiliser cette nouvelle structure de transport en commun», a indiqué la Fondation.

Le système léger sur rail (SLR) promis pour 2020 doit être long de 67 km et compter 24 stations qui relieront l’ouest de l’île, Laval, la Rive-Sud, l’aéroport et le centre-ville de Montréal.

Marcel Groleau, UPA
Photo d'archives
Marcel Groleau, UPA

Terres agricoles

Pour sa part, l’Union des producteurs agricoles (UPA) s’oppose elle aussi fortement à l’emplacement choisi par CDPQ Infra dans Brossard pour son futur terminus Rive-Sud, qui reposera partiellement sur des terres agricoles «extrêmement fertiles».

«L’implantation de la station terminale de la Rive-Sud en zone agricole serait une grave erreur [...] Tout porte à croire que cette brèche favorisera l’étalement urbain au détriment du secteur agricole, de Montréal et de l’agglomération de Longueuil», a dénoncé le président de l’UPA, Marcel Groleau, qui est allé jusqu’à prédire des conséquences économiques «désastreuses».

Son organisme ainsi que la Fondation David Suzuki ont aussi exprimé des craintes par rapport à l’étalement urbain, qui augmenterait avec ce projet qui s’étend loin à l’ouest, au nord et au sud du centre-ville de Montréal.

Incompatible?

La technologie de trains légers complètement automatisés choisie par CDPQ Infra comporterait des inconvénients «majeurs» pour le Train de l’Est qui s’y connecte, a soutenu Gaël Haméon, un ingénieur spécialisé en trains.

«L’incompatibilité du [REM] avec le train de banlieue rend ce choix technologique inacceptable [...] La dégradation de service et le blocage à la station de correspondance A40 vont tuer le train de l’Est», a lancé M. Haméon.

Le porte-parole de CDPQ Infra a toutefois nié cette affirmation en ajoutant que le REM pourrait même raccourcir le temps de trajet des utilisateurs de la ligne Mascouche.