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Poursuite en diffamation contre Djemila Benhabib: témoignages en faveur des Écoles musulmanes de Montréal

Djemila Benhabib
Photo Pierre-Paul Poulin Djemila Benhabib
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Les étudiants des Écoles musulmanes de Montréal ne sont pas isolés de la société et les cours ne sont pas misogynes, ont assuré mardi des témoins au procès pour diffamation de l’auteure Djemila Benhabib.

«Je prône la beauté de la laïcité ouverte au Québec», a dit Kathy Malas, une ancienne étudiante de l’école, reconnue par le ministère de l’Éducation, et qui travaille à l’hôpital Sainte-Justine.

Avant elle, des membres du personnel de l’école et une autre ex-étudiante sont venus parler de l’enseignement offert.

Pas neutres

L’avocat de Mme Benhabib, Marc-André Nadon, a souligné que ces témoins n’étaient pas neutres. Lors du contre-interrogatoire, il a d’ailleurs noté que l’une d’elles semblait avoir tenu des propos menaçants envers Mme Benhabib sur le web. La témoin a nié, disant s’être fait pirater son compte Facebook.

Rappelons que les Écoles musulmanes de Montréal réclament 95 000 $ à Djemila Benhabib pour avoir comparé leur enseignement à «de l’endoctrinement digne d’un camp militaire en Afghanistan ou au Pakistan­­», lors d’une entrevue au micro de l’animateur Benoît Dutrizac en février 2012.

Le procès se poursuit mercredi avec le témoignage de Mme Benhabib.