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Des conseils à offrir à Penny Oleksiak

Aurélie Rivard
Photo d'archives Aurélie Rivard

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MONTRÉAL - Chacune à leur tour héroïne des Jeux de Rio à la piscine, Penny Oleksiak et Aurélie Rivard ont rendez-vous à Toronto, ce vendredi, dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle de Natation Canada.

À 16 ans, la première a d’abord ébloui en décrochant quatre médailles, dont une d’or, aux Olympiques tandis que Rivard, 20 ans, est revenue du Brésil avec trois médailles d’or et une d’argent au terme des Jeux paralympiques.

«Quand elle a gagné sa médaille d’or au 100 mètres libre, elle était en septième place et elle a fait une superbe remontée en fin de course, c’était vraiment incroyable», se souvient Rivard, qui a suivi les exploits d’Oleksiak, au début du mois d’août, à la télévision.

«Oui, je vais aller la voir, c’est sûr, a repris Rivard, en vue du congrès prévu à Toronto. On ne se connaît pas beaucoup parce qu’elle est un peu sortie de nulle part avant Rio, mais on risque de se croiser souvent dans les mois qui viennent et, de manière naturelle, j’ai le goût de lui partager mon expérience.»

Penny Oleksiak
Photo AFP
Penny Oleksiak

 

Reconnaissant qu’un monde sépare les Jeux olympiques des Jeux paralympiques, Rivard croit néanmoins pouvoir refiler quelques conseils à la jeune Ontarienne en vue des prochaines années.

Comment gérer la pression, les attentes?

«À Rio, elle ne s’attendait pas à ça, elle était un peu nonchalante, mais là, tous les yeux du Canada vont maintenant être rivés sur elle, a avancé Rivard. Je l’ai vécu, je sais c’est quoi. Il ne faudrait pas que l’attention portée à son endroit l’empêche d’évoluer.»

Éviter les réseaux sociaux

Avant les Jeux paralympiques de Rio, ils étaient effectivement nombreux à penser que Rivard allait assurément revenir avec plusieurs médailles d’or dans ses valises. Une première médaille paralympique obtenue à 16 ans, à Londres, et une domination aux Jeux parapanaméricains (six médailles d’or et une d’argent), à Toronto en 2015, venaient un peu jouer contre elle.

«Certains pensaient que j’allais tout gagner aux Paralympiques à cause de ce que j’avais fait à Toronto, mais il y a toute une différence entre les deux événements, ce n’est pas le même niveau de compétition, a observé Rivard. Un moment donné, j’ai dû bloquer mes comptes Facebook, Twitter et Instagram pour éviter de ressentir une certaine pression des autres.

«Et aux Jeux paralympiques, ce n’est pas aussi fou qu’aux Olympiques. Pour Penny Oleksiak, la pression sera quatre fois plus élevée avant les Jeux de 2020, à Tokyo.»

Avec ses conseils, Rivard espère maintenant aider Oleksiak à poursuivre sa prometteuse carrière avec succès.