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Payer pour retoucher la photo scolaire

retouches photos
Photo courtoisie Le formulaire offre de cocher les parties du corps qu’ils souhaitent retoucher.

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Une mère de Repentigny a créé un tollé sur les réseaux sociaux en dénonçant qu’on lui offre de payer pour retoucher le nez ou les joues de son enfant sur ses photos scolaires.

«Ce qui m’inquiète, c’est l’interprétation que peut en faire un adolescent. Il existe déjà assez d’applications qui permettent de faire toutes sortes de retouches, je me pose des questions sur la validité de l’offrir aussi sur une photo d’école», déplore Karine Richard, mère d’une élève de 12 ans de l’école Jean-Baptiste-Meilleur de Repentigny.

Mme Richard a été surprise de constater que sur le bon de commande des photos scolaires de sa fille, il était possible de payer 10 $ pour faire des retouches sur les clichés. Il y est inscrit différentes parties du corps qu’on peut retoucher soit les yeux, les joues, le nez, etc.

Indignés

Des parents se sont indignés sur les réseaux sociaux que de telles modifications physiques puissent être effectuées sur les photos d’adolescents, souvent plus vulnérables. «Il faut enseigner aux enfants à apprendre à s’accepter», insiste Emmanuelle Porlier, mère monoparentale de trois filles.

Anorexie et Boulimie Québec a aussi exprimé son malaise devant de telles propositions. «Ce qu’on trouve déplorable c’est qu’on vise des parties du corps. Ça vient confirmer en quelque sorte que leur corps ne correspond pas aux normes de la société», mentionne Mélanie Génette-Robert, de l’organisme.

La compagnie SPEQ qui a transmis le formulaire en question comprend les préoccupations liées à l’estime de soi, mais assure que les modifications effectuées sont mineures.

«On enlève des cheveux qui dépassent, on corrige un bouton, on replace un collet, on ne fait pas de la chirurgie plastique. Un cas extrême a été d’enlever des broches, mais jamais on ne refera un nez», assure Nestor Sanchez, coordonnateur. La Commission scolaire des Affluents assure que jamais les changements «ne dénaturent l’enfant».